Cinq organisations internationales des Droits de l’Homme et non des moindres, Reporters sans frontières, SOLIDAR, ISHR, FIDH et EuroMed Rights, condamnent fermement le gouvernement égyptien pour non-respect des droits de l’Homme.

Cette fois c’est l’arrestation de Malek Adly, un activiste égyptien des droits de l’Homme qui a provoqué l’ire des organisations internationales des Droits de l’Homme. Le 2 novembre 2016, alors que Malek Adly s’apprêtait à voyager, son passeport cacheté au hall des départs de l’aéroport international du Caire en main, il est intercepté et arrêté par les services égyptiens de sécurité en l’informant qu’il faisait l’objet d’une interdiction de voyager sans autres explications.

D’après EuroMed Rights, le cas de Malek Adly n’est pas isolé : « la longue liste des défenseurs des droits humains empêchés de voyager est particulièrement préoccupante, puisque y figurent notamment des défenseurs des droits humains, les journalistes ainsi que des acteurs indépendants issus de la société civile, des syndicats et de la presse. », précise l’organisation.

Selon EuroMed Rights, le gouvernement égyptien musèle gravement l’espace civique et viole systématiquement l’État de droit en invoquant des motifs de sécurité et de lutte contre le terrorisme. La récente décision de la Cour pénale du Caire en faveur du gel des avoirs d’importantes organisations de défense des droits humains et de défenseurs des droits humains constitue l’une des évolutions les plus inquiétantes.

Les cinq organisations internationales des droits de l’Homme, Reporters sans frontières, SOLIDAR, ISHR, FIDH et EuroMed Rights, exhortent le gouvernement égyptien à lever immédiatement l’interdiction de voyager imposée à Malek Adly et de faire de même pour l’ensemble des défenseurs des droits humains journalistes en Égypte, de mettre fin au harcèlement des défenseurs des droits humains et de la société civile, de libérer l’ensemble des militants politiques et des droits humains détenus en Égypte et de révoquer immédiatement et inconditionnellement le gel des avoirs décidé dans le cadre de l’affaire no 173/2011, connue sous le nom de « l’affaire des financements étrangers ».

Les cinq organisations internationales appellent, par ailleurs, les institutions européennes et les États membres de l’Union européenne à appuyer leur condamnation à l’endroit du gouvernement égyptien.

CNP NEWS.