Sept ans, jour pour jour, après le «Jour de la colère» qui a conduit à la révolution en 2011, les Égyptiens font toujours face à un régime qui viole systématiquement les Droits de l’Homme. L’impunité et le manque de mesures répressives contre la société civile, tout comme l’état d’urgence prolongé récemment, sacrifiant les libertés fondamentales au nom de la sécurité, conduisent le pays dans une situation pire que lorsque les citoyens sont descendus dans la rue pour exiger du pain et de la dignité. « EuroMed Rights condamne fermement la dérive du régime vers l’autoritarisme, détruisant les aspirations légitimes du peuple Égyptien. », avons-nous lu dans un communiqué envoyé ce matin à notre rédaction par l’organisation des droits de l’Homme euro-méditerranéenne,  EuroMed Rights.  « Des violations sans précédent des droits de l’homme ainsi que des attaques contre les défenseurs des droits de l’homme se produisent quotidiennement. », constate Euromed Rights.

Le harcèlement des organisations de défense des droits de l’homme dans l’affaire 173/2011 est particulièrement alarmant, tout comme l’augmentation du nombre des disparitions forcées, d’exécutions extrajudiciaires et de cas de torture.

EuroMed Droits observe également avec une extrême préoccupation la ratification de la loi draconienne sur les ONG qui, si elle était appliquée, suffirait à étouffer une société civile égyptienne déjà vulnérable.

L’Égypte se prépare à des élections dans un contexte de répression croissante contre les voix dissidentes et où les candidats sont contraints de prendre du recul. « En ce moment crucial, l’Union Européenne et ses États membres devraient inviter l’Égypte à respecter ses obligations internationales et à garantir que les élections soient justes et libres. » s’indigne EuroMed Rights et d’ajouter « De même, l’UE ne peut pas se permettre de renforcer les relations avec un régime qui réprime sa propre société civile. »

CNP NEWS.