Les grandes puissances occidentales se bousculent aux frontières algériennes avec le Niger. Officiellement c’est pour lutter contre le terrorisme, le trafic d’armes, la drogue et la traite d’êtres humains. Officiellement aussi, les bases militaires de la France, les USA, l’Allemagne, l’Italie… sont installées dans le nord du Niger. L’Algérie puissance régionale ne permettrait pas l’installation de soldats américains et français sur son sol.

La vérité est amère mais il existe bel bien des bases militaires françaises et américaines sur les terres algériennes jouxtant celles au Nord du Niger.  Un seul journaliste britannique travaillant pour la BBC a pu fouler la base américaine sur le sol algérien tout au début de son installation.

Des drones français et américains survolent 24h sur 24 la région du Sahel y compris le ciel du grand Sahara algérien, mais aveuglés, ils  ne voient pas les terroristes, les trafiquants d’armes, les migrants illégaux. Ils n’ont d’yeux que pour les gisements gaziers !

Pendant ce temps les familles nigériennes et algériennes continuent de compter leurs morts, tués par les terroristes, vendus ou noyés. La partie Nord Ouest du Niger et celle du Sud-Est de l’Algérie fait l’objet régulièrement de plusieurs attaques les unes plus meurtrières que les autres.

La réalité est donc gazière, les visées sont purement gazières comme le suggère le secret de polichinelle, C’est le gaz naturel et le gaz de schiste qui font courir les américains, les Français, les Italiens et même les Allemands vers l’eldorado algérien.

Pour noyer le poisson, les médias locaux et occidentaux ont été briefé pour focaliser sur le Niger, on vend aux populations de part et d’autre de la méditerranée, la situation stratégique du Niger pour venir à bout de la migration illégale et le terrorisme. On explique que le Niger a des frontières au Nord -Est avec la Libye et à l’Ouest avec le Mali. Vous ne lirez nulle part et pas une seule fois le mot Algérie dans la littérature journalistique et les analyses d’experts en terrorisme ; même pas par le truchement de l’inconscient et le subliminal !  C’est la volonté de Fakhamatahou, le président algérien, ainsi soit-il.

Pour un ancien diplomate européen, « il faut éviter d’éveilleur les soupçons des populations algériennes car elles ressassent encore le patriotisme d’antan et que le démon de la déstabilisation de l’Algérie n’est jamais trop loin. Alors il faut coller l’étiquette sur le dos du Niger, la pilule passe mieux et plus facilement ».

Abdelaziz Bouteflika en homme d’affaires sans état d’âme, a vendu les richesses de l’Algérie pour une bouchée de pain. D’ordinaire, les contrats gaziers sont conclus à long terme, +/- 20 ans mais re-négociables régulièrement en prix et en quantité, mais Fakhamatouhou aurait distribué des contrats gaziers à certaines sociétés américaines sans même préciser explicitement la durée. Cela s’est passé quand Chakib Khalil était directement aux affaires de Sonatrach.

Il faut rappeler que tous les contrats gaziers à long terme arrivent à expiration 2018/2019. Est – ce le fait du hasard de calendrier ou un calcul machiavélique qui permettra à Bouteflika de boucler la boucle de la mission accomplie ?

« Fakhamatouhou n’a de compte à rendre à personne surtout pas à ses administrés » lancera maladroitement Djamel Ould Abbès alors ministre de la solidarité nationale.

Plus grave encore, certaines sources accusent la famille Bouteflika de s’être appropriée certains gisements de gaz de schiste et conclu des contrats en son nom propre avec la garantie que tout restera motus et bouche cousue durant 99 ans. Un secret bien gardé par les contracteurs mais qui fuitait çà et là dans les cercles européens généralement bien informés, et quand le protégé de la France pouvait encore hausser le ton.

Mais en fait pourquoi installer le maximum de bases militaires occidentales à cheval entre les frontières nigériennes et algériennes ?

Pour les géographes et les géophysiciens la réponse est très claire : Les routes du gaz naturel et le gaz de schiste se dessinent à partir du triangle D’Agadez, les routes gazières algérienne et libyenne. Le carrefour des gaz naturel et de schiste. N’est-ce pas Agadez, en berbère Egadez, « Marché », où jadis se négociaient toutes les marchandises y compris la vente d’esclaves entre le Nord du Niger, le Sud –Ouest Algérie et Sud Ouest en Libye où se côtoyaient les autochtones berbères, les allochtones arabes et les colons Blancs ?

En Algérie les gisements gaziers (gaz de schiste et gaz naturel) sont concentrés à In Amenas, Illizi, Assamakka, In Guezzam, Tamanrasset, Timimoune et d’autres, ces régions sont justement situées du côté de la frontière algérienne avec le Niger et la Libye d’où les principales bases militaires américaines et françaises décollent leurs drones pour surveiller les régions algériennes gorgés de gaz.

Depuis 2016, malgré le rendez-vous raté entre Merkel et Fakhamatouhou, L’Allemagne s’en est sorti avec une base aérienne. Au tour de l’Italie de rejoindre le peloton des bases militaires installées en Algérie et au Niger. En effet, hier, le 24 décembre 2017, le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, s’est prononcé pour le transfert au Niger (Entendez l’Algérie et le Niger, car l’Italie est déjà présente en Libye), une partie des 1 400 soldats italiens participant à la coalition internationale en Irak. Il s’agira dans un premier temps de près de 500 soldats pour le seul faux motif : combattre le terrorisme.

En 2017, près de 150 milliards de mètre cube de gaz algérien ont filé en Espagne et l’Italie en traversant le Maroc et la Tunisie via des milliers de km de gros pipelines.

En 2015, les algériens découvraient stupéfaits une vérité macabre: Bouteflika a dépensé près de 1000 milliards de dollars pour enrichir scandaleusement 5% d’Algériens, en appauvrissant relativement 60 % de la population (qui représentait naguère la classe moyenne) , et en plongeant 35 % de la population algérienne dans l’abîme de la pauvreté absolue.

 « Toutes les sources d’énergie, qu’elles soient conventionnelles ou non, sont un don de Dieu et il est de notre devoir de les utiliser pour le développement du pays », s’est écrié un jour Abdelaziz Bouteflika, le président aphone.

CNP NEWS.