Ce début de semaine à la plénière du Parlement européen de Strasbourg, il a été question de la fraude fiscale à échelle mondiale. Dans la foulée des propositions qui visent à réduire la fuite de l’argent des contribuable dans des paradis fiscaux, le Commissaire européen aux affaires économiques et financières, à la fiscalité et à l’Union douanière , Pierre Moscovici, a soumis  trois propositions majeures  pour garantir une plus grande transparence dans les  systèmes fiscaux des pays européens où les richissimes algériens planquent ou plutôt font planquer leur fortune mal acquises grâce aux intermédiaires fiscaux, avocats, banquiers et consultants européens et français singulièrement.

Pour le Commissaire européen, Il s’agira notamment de se doter d’une liste noire européenne des paradis fiscaux, de cibler les entreprises à travers le reporting public, un registre public qui sera imposer aux entreprises mais à ce niveau les choses se compliquent lorsque le fraudeur dissimule son identité, via une société-écran ou une fondation, avant de placer son argent offshore pour frauder le fisc.

Les révélations des Paradise Papers, suite à la fuite de données du cabinet d’avocat Appleby basé aux Iles Bermudes, viennent à nouveau éclairer l’ampleur des pratiques de l’ingénierie fiscale internationale. Selon le FMI, « les pratiques d’optimisation fiscale des firmes transnationales coûtent annuellement 600 milliards de dollars en recettes fiscales non perçues par les États au niveau mondial ».

Le FMI précise aussi qu’ « il faut ajouter à aux montants astronomiques les quelques 200 milliards de dollars annuels d’impôts que les ménages les plus riches parviennent à éviter en dissimulant frauduleusement leur patrimoine dans les paradis fiscaux. » (80 % de ces montants sont le fait des 0,1 % les plus riches de la planète ».

L’Algérie de Bouteflika va trembloter ? Oui si des experts, des journalistes algériens indépendants s’impliquent

Si des solutions existent dans les pays démocratiques, si bien entendu une volonté politique suit pour les mettre en œuvre, pour les pays totalitaires comme Algérie, les choses sont plus opaques puisque les contrevenants comme Ali Haddad, Saïd Bouteflika, Issaad Rebrab, Chakib Khalil pour ne citer que les plus tristement célèbres, tout comme les fraudeurs européens, ils investissent dans des multinationales et placent l’argent via des prête-noms,  pour la plupart européens où portant des noms à consonance européenne. Difficile de nuancer l’origine de l’argent algérien détourné, SAUF si l’Union européenne et les cabinets indépendants permettent aux algériens de connaitre les vraies identités des prête-noms et là il y a un SI et SEULEMENT SI, une condition sine qua non qui est celle d’impliquer des experts algériens, des journalistes algériens qui veuillent bien collaborer moyennent rétribution par des mécènes ou des fondations indépendantes comme nous l’avons signalé dans une édition précédente ( http://cnpnews.net/2017/11/06/paradise-papers-rebrab-bouteflika-haddad-athmani-et-dautres-dans-le-collimateur-du-licij/ )

Ni l’Union européenne ni ses pays membres ne feront le travail à la place des Algériens, c’est aux hommes et aux femmes spécialisés dans les questions fiscales, le droit du commerce international, de juguler les problèmes en dénonçant d’abord et en frappant ensuite aux portes d’organisations indépendantes antifraude.

Layla Haddad.