Selon un rapport de l’agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, ADF, des incendies volontaires, des actes de violence, allant parfois jusqu’au meurtre, et un harcèlement quotidien ne sont que des exemples parmi les incidents de crimes de haine inquiétants qui sont mentionnés dans le dernier rapport de synthèse de la dite agence au sujet des droits fondamentaux en matière de migration dans certains États membres de l’UE. Le rapport met en avant la tension et l’hostilité qui existent envers les migrants et les demandeurs d’asile tout en soulignant la nécessité d’une action concertée de l’UE et des États membres en conformité avec les droits fondamentaux.

Le rapport identifie les incidents graves et répandus de violence, de harcèlement, de menaces et de discours haineux à l’encontre des migrants et des demandeurs d’asile, ainsi que de leurs enfants, dans 14 États membres de l’UE. Des défenseurs des droits de l’homme, des politiciens « pro-réfugiés » et des journalistes ont également été pris pour cibles.

Le rapport désigne certains auteurs et met en exergue le problème du faible signalement et du faible enregistrement des crimes de haine qui freine les efforts consentis pour trouver des réponses efficaces.

Le rapport de l’ADF indique que la plupart des États membres ne collectent ni ne publient de données statistiques sur les incidents de crimes de haine à l’encontre des demandeurs d’asile et des migrants ; les principales sources d’informations proviennent souvent de la société civile.

L’ADF relève que les discours de haine par des personnalités publiques qui parfois même justifient les attaques, entretiennent ouvertement une intolérance, cette dernière se propage à d’autres groupes de la société, en particulier les musulmans, notamment les femmes, et les personnes issues de minorités ethniques particulières.

Les demandeurs d’asile et les migrants ne signalent que rarement les crimes de haine aux autorités ou à d’autres organisations, et ce pour plusieurs raisons, parmi lesquelles : un manque de confiance en la police et les autorités publiques ; la peur d’être arrêté, expulsé ou de subir des représailles ; la conviction que cela ne changera rien ; et les barrières linguistiques. Le faible signalement contribue également à la méconnaissance du problème.

CNP NEWS