Farida BESSA, réfugiée et apatride en Belgique en 1995 qu’elle quittera en 2000. Elle est désignée directrice de la Communication de Bouteflika en 2008. Elle a pris la fuite hier mardi avec son fils vers la Belgique après avoir amassé une fortune colossale. Elle a 60 ans aujourd’hui. Farida BESSA, en arabe بسعة , est une ancienne journaliste à l’ENTV.

Son père a quitté Sétif pour Alger peu avant l’indépendance pour chercher du travail mais surtout pour effacer un passé trouble. De son vrai nom, BELHADJ, le Père de Farida BESSA va changer son patronyme pour porter un autre nom, BESSA en l’occurrence, pour selon ses proches, échapper à une éventuelle poursuite, l’homme aurait été harki selon sa propre nièce Belhadj N. Elle affirmera entre autres révélations : « mon père et toute la famille Belhadj restés à Sétif, l’ont renié pour des faits de collaboration avec la France.

Le père de Farida BESSA a séjourné avec sa femme et ses enfants durant quelques années à la « cité montagne », un quartier au sud d’Alger où se tassaient des familles algériennes modestes venues de l’intérieur du pays. De fil en aiguille, l’homme traqué pour des faits de collaboration avec l’ennemi, a pu obtenir par un heureux concours de circonstances, un appartement dans le quartier populaire de Belcourt.

Farida BESSA a intégré la télévision étatique algérienne, ENTV, en 1984 grâce à un coup de pouce d’un certain Belkacem Hadjadj, alors employé à l’ENTV comme réalisateur. Épris de la jeune femme, l’homme finira par l’épouser et feront ensemble un fils avant de divorcer en 2002. Lire : http://ffs1963.unblog.fr/2008/09/20/exclusif-la-verite-rien-que-la-verite-sur-farida-bessa/

En 1995, Farida BESSA quitte l’Algérie pour la Belgique. Dès son arrivée à Bruxelles en compagnie de son fils alors âgé de 7 ans, elle va se rendre au siège du Commissariat Général des Réfugiés et Apatrides pour introduire une demande d’asile. La situation en Algérie aidant, l’ancienne journaliste n’a eu aucun mal à obtenir le statut de réfugiée et apatride, ce qui lui a ouvert le droit pour elle, son mari et son fils, à une aide financière et un logement.

En 1998, Farida BESSA, obtient la nationalité belge et se rend aussitôt à Alger pour retrouver son mari et sa famille afin d’y passer les vacances d’été. Il faut préciser qu’entre 1995 et 1998, Fardia BESSA était apatride, sans pays et sans passeport et ne pouvait surtout pas se rendre en Algérie puisque c’est sur la base des menaces de mort par les autorités algériennes, qu’elle avait été reconnue comme réfugiée politique.

Elle a tenté plusieurs petits jobs en Belgique, comme organisatrice de soirées dansantes, ou encore vendeuse d’abonnements de bouquets de télévisions arabes au profit de la société égyptienne ART. Elle a travaillé aussi dans une radio locale marocaine.

Il faut dire que contrairement à d’autres journalistes réfugiés, arrivés en Belgique à la même période, Farida BESSA était venue avec l’idée de s’enrichir comme elle le criait elle-même et à qui voulait l’entendre. Mais comme on le dira dans la 2ème partie, c’est en Algérie quelle fera fortune. Pour réussir à trouver un bon travail en Belgique, il faut maitriser au moins une des 3 langues officielles, Néerlandais, Français ou Allemand. Farida baragouinait à peine un français appris sur le tas mais arrogante, suffisante, opportuniste, elle ne reculait devant rien.

Elle a vainement tenté sa chance auprès de l’ambassade d’Algérie avant de s’essayer à la politique. Elle a rejoint un parti politique belge. Le parti avait voulu à l’époque intégrer en son sein des éléments maghrébins, elle en a fait partie mais elle n’a pas pu aller plus loin.

En 2003, elle obtient un travail à l’ambassade de Belgique à Alger comme attachée commerciale grâce au soutien d’un fonctionnaire à la chambre de commerce belge. Elle dira plus tard à sa collègue algérienne Farida Gacemi que le journalisme n’avait jamais été sa tasse de thé, et qu’elle préférait s’engager dans le monde des affaires.

En 2005, un communiqué émanant du ministère du commerce belge met fin à ses fonctions pour faute grave. Selon sa propre collègue, elle aurait été vulgairement évincée pour avoir vendu des visas à coup de dizaine de milliers d’euros, faux usage de faux, faux diplômes…

C’est alors qu’elle se met en contact avec un ancien ministre belge, qu’elle suppliera de la recommander auprès du président Bouteflika. Elle est très vite embauchée, d’abord en tant que directrice de la presse écrite auprès du ministère de la communication avant de rejoindre El Mouradia comme directrice de la communication, puis responsable d’achat de matériel audiovisuel auprès de la présidence, avant d’essayer de prendre la place de HHC, Hamraoui Habib Chawki, ce dernier était à l’époque DG de l’ENTV. La tentative a avorté car Bouteflika avait décidé finalement de maintenir HHC à la tête de l’ENTV.

Farida BESSA est connue pour avoir un caractère très trempé et un esprit conflictuel, « Aicha Rajel », comme la qualifiaient ses anciens collègues de l’ENTV. Après plusieurs tractations, Saïd bouteflika la maintient au poste de directrice de la communication mais pour se rouler les pouces car la présidence ne communique pas. Bessa,  incapable de coucher deux lignes sur un papier, en français ou en arabe, on a mis à sa disposition des « larbines » qu’elle mène au bâton.

Mais elle ne va pas s’ennuyer bêtement à se pavaner dans son fauteuil car elle va profiter de sa position pour lancer son propre Business.

Lors de la partie II, de cette série d’articles, que nous consacrerons à l’énigmatique fortune mal acquise de Farida BESSA et sa famille, nous vous dirons comment Mademoiselle Farida est parvenue à placer son frère Djamel à la tête de la CNEP, comment elle a obtenu en 2001 un prêt sans intérêt de 100 milliards de cette même CNEP, qu’elle n’a jamais remboursé et sans que personne ne se soit souciée de la question de conflit d’intérêt puisque c’est son propre frère qui lui a ouvert la ligne de crédit.

Nous verrons comment sa sœur ainée, Nadira, est passée de secrétaire dans une caisse sociale à PDG de « BESSA PROMOTION ». Nous saurons qui se cache derrière ce grand empire de l’immobilier de grand standing, ainsi que d’autres révélations liées à la corruption, le recel des avoirs, l’amitié avec des fondations sionistes telle que Rotary International, etc…

A suivre….

Ferhat Ait Hocine.