« La catastrophe. » ou Al – Kakba, le terme désigne les conséquences, pour les Palestiniens, de la défaite des armées arabes en mai 1948. Notamment l’exode de 800 000 d’entre eux, expulsés, d’une manière ou d’une autre, des territoires passés sous contrôle israélien. La Nakba est commémorée par l’Autorité palestinienne tous les 15 mai. C’est l’occasion de faire revivre le souvenir des 530 villages détruits par les forces armées israéliennes et de réaffirmer le droit au retour des réfugiés palestiniens (y compris ceux qui vivent à Gaza ou en Cisjordanie) conformément à la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU (11 décembre 1948). En Israël, il a fallu attendre les travaux des « nouveaux historiens » pour que cet exode soit documenté. Pour autant, la législation interdit l’usage du mot « Nakba » dans les manuels scolaires israéliens, et la criminalisation de sa commémoration est régulièrement évoqué par des responsables politiques du pays.

L’indépendance de l’état hébreu a été proclamée le 14 mai 1948, après le vote du plan de partage de la Palestine mandataire le 29 novembre 1947 par l’Organisation des Nations unies (ONU) qui mit fin au mandat britannique et qui prévoyait la création d’un État juif et d’un État arabe.

La naissance de l’Etat d’Israël est à l’origine de la nakba, de l’arabe يوم النكبة, yawm al-nakba (« le jour de la catastrophe »), qui désigne, en 1948, l’exil des Palestiniens de leurs villes et villages.

70 ans (et plusieurs guerres) plus tard, les tensions entre Israéliens et Arabes, jamais éteintes, sont ravivées à l’extrême avec le transfert ce lundi, sur décision de Donald Trump, de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, Ville sainte à la fois des Juifs et des Arabes, créant une nouvelle situation potentiellement explosive.

Et tout cela dans un contexte de périlleuse escalade militaire entre Israël et son ennemi juré l’Iran.