Créé en février 2014, le G5 Sahel s’affirme comme un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale par cinq États du Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad). Mais la montée en puissance est lente. Ce n’est qu’en novembre 2015 qu’est annoncée la création d’une force militaire conjointe. Et il faut attendre 2017 pour voir les premières bottes sur le terrain, sous une impulsion nette du couple franco-allemand, qui s’implique fortement dans le projet.

2014 – 2016 une lente ébauche

Dimanche 16 février 2014  à Nouakchott (Mauritanie), cinq États du Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) annoncent leur décision de créer le G5 Sahel.

Vendredi 19 décembre 2014, le G5 se dote d’une convention. Le siège de son secrétariat permanent est établit en Mauritanie. Le poste de secrétaire permanent est confié au Niger. Le jour même, le G5 Sahel demande au Conseil de Sécurité de l’ONU la mise en place, en accord avec l’Union africaine, d’une force internationale en vue de « neutraliser les groupes armés, aider à la réconciliation nationale et mettre en place des institutions démocratiques stables en Libye ».

Le 21 décembre 2014, l’Algérie annonce s’opposer à cette proposition.

Mercredi 17 juin 2015, la Haute représentante Federica Mogherini rencontre les ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel à Bruxelles.

Les 11 et 12 novembre 2015, lors du sommet de la Valette (à Malte), la lutte contre l’instabilité et les crises sur le continent africain est proclamée priorité principale des relations entre l’Union européenne et l’Union africaine. Un focus particulier est mis sur le Sahel. Des actions sont prévues afin « d’encourager l’échange d’informations au niveau régional (par exemple le soutien à la plate-forme de sécurité du G5 Sahel) ainsi qu’avec les pays de destination ». Lire : Le sommet de la Valette : unité de façade pour divergences plus profondes ? Textes et commentaires

Vendredi 20 novembre 2015, les chefs d’État du G5 Sahel – réunis en sommet à N’Djamena – décident de créer la Force conjointe, une force militaire unissant des militaires des cinq pays et destinée à lutter contre les groupes terroristes. Une décision qui consacre une pratique initiée deux ans plus tôt, dès novembre 2013, lorsque les armées nigérienne, malienne et française ont mené ensemble l’opération « Roussette » sur la frontière entre Mali et Niger.

Mercredi 23 mars 2016, l’UE approuve le troisième mandat de la mission EUTM Mali. Est expressément inclut un « soutien au processus du G5 Sahel », dans le cadre des activités menées en appui aux forces armées maliennes, en « contribuant à renforcer la coordination et l’interopérabilité avec les forces armées nationales du G5 Sahel.» Lire : Le troisième mandat d’EUTM Mali approuvé

Lundi 13 juin 2016, la Commission européenne annonce un paquet de 146 millions d’euros, au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, pour renforcer son appui aux forces de sécurité intérieure ainsi que la gestion des frontières dans des zones instables. Lire : L’UE booste, un peu, son action sécuritaire au Sahel… pour contrer la migration

Vendredi 17 juin 2016, Federica Mogherini reçoit les ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel. La rencontre permet de voir « comment renforcer la coopération pour lutter contre l’immigration illégale » et prendre le ton des volontés de partenaires locaux.

Lundi 20 juin 2016, les 28 ministres des Affaires étrangères de l’UE donnent mandat à la Haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, de « renforcer davantage » le partenariat UE – G5 Sahel. Objectif : faire du G5 Sahel, le partenaire clé de la sécurisation de la région. Lire : Le G5 Sahel l’alpha et l’oméga de l’Europe pour stabiliser la région Ils optent également pour une régionalisation des missions PSDC au Sahel. Ce « dès que possible ». Lire : La régionalisation des missions PSDC dans le Sahel. Réflexion en cours

Mercredi 29 juin 2016, en pleine crise des migrants, les chefs d’État et de gouvernement des 28 donnent mandat à la Haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, pour agir davantage sur les migrations. Ils endossent la proposition de la Commission faite le 7 juin dernier d’un « pacte sur l’immigration » (Lire : La Commission propose un nouveau pacte sur l’immigration aux pays tiers). La « coopération en matière de réadmission et de retour » devient ainsi un « test clé » du partenariat entre l’UE et ses partenaires. Lire : Migrations. Les 28 endossent la nouvelle approche avec les pays tiers sur la migration

Août 2016, pour la première fois, la mission européenne de formation au Mali (EUTM Mali) organise une formation pour une vingtaine d’officiers des cinq pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Tchad) faisant du camp de Koulikoro le centre stratégique de l’interopérabilité militaire du G5 Sahel. Lire : Première formation en commun d’EUTM Mali pour les officiers du G5 Sahel

Lundi 17 octobre 2016, est lancé le projet européen « Appui à la coopération régionale des pays du G5 Sahel et au Collège sahélien de sécurité », financé sur le fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, pour une durée de 24 mois. Il est mis en œuvre par un consortium européen piloté par Civipol et associant la Direction de la Coopération Internationale du ministère français de l’Intérieur, la GIZ (coopération multilatérale allemande), la FIIAPP (opérateur espagnol) et la CTB (Coopération Technique Belge)

Vendredi 23 décembre 2016, la Commission européenne dresse un bilan du plan d’action pour le Sahel. Du côté de l’UE, l’aide est conséquente, de l’ordre de 50 millions d’euros : 41,6 millions d’euros pour les Groupes d’Action Rapides de Surveillance et d’Intervention au Sahel (GAR-SI SAHEL), 7 millions d’euros pour l’appui à la coopération régionale des pays du G5 et au Collège sahélien de sécurité et 5 millions d’euros pour le Système d’information policière pour l’Afrique de l’Ouest (WAPIS). La France mobilise de son côté 5,5 millions d’euros et 4 coopérants. Tandis que le Royaume-Uni envisage de mobiliser 10,6 millions d’euros pour le soutien à la résolution des conflits dans la région (sans mentionner spécifiquement le G5 Sahel). Lire : Le bilan du plan d’action pour le Sahel coté UE et États membres (rapport)

2017 : La force G5 Sahel se met en place.

Lundi 6 février 2017, réunis à Bamako, les cinq chefs d’État (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) prennent un pas supplémentaire. « Nous avons décidé de rendre effective la création d’une force G5 pour lutter contre le terrorisme », déclare le président du Niger, Mahamadou Issoufou, selon Jeune Afrique. La Force conjointe mise sur pied sera ainsi dotée de 10.000 hommes capables d’intervenir sur le territoire des cinq pays et de renforcer la coordination transfrontalière. Elle est une étape importante vers des « solutions africaines aux problèmes africains ».

Entre les 1er et 12 mai 2017, EUTM Mali organise une nouvelle formation pour 23 officiers des armées de Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso afin que la force conjointe du G5 Sahel soit opérationnelle avant la fin de l’année. Lire : EUTM Mali accélère la formation auprès du G5 Sahel

Lundi 15 mai 2017, le Conseil des Affaires étrangères de l’UE reçoit Moussa Faki, tout juste élu président de la Commission de l’Union africaine. Au cœur du débat, la communication conjointe de la Haute représentante et de la Commission pour donner un nouvel élan pour le partenariat Afrique-UE, en vue du sommet UA-UE prévu en novembre. La paix et la sécurité au coeur du renouveau des relations entre l’UE et l’Afrique

Les ministres européens approuvent le concept d’opération (Conops) de l’unité régionale de coordination sur le Sahel (RCC ou Regional Coordination Cell). Une unité, qui ressemble à une mini-mission PSDC, qui a pour objectif d’assurer la coordination de tous les acteurs européens dans les pays du G5 Sahel et des autorités locales. Une unité régionale pour le Sahel va être créée. Feu vert des 28

Lundi 5 juin 2017, la Haute représentante de l’Union annonce, lors de sa visite à Bamako (Mali), une enveloppe de 50 millions d’euros pour soutenir la « mise en place effective » de la force conjointe du G5 Sahel. Le soutien européen doit également prendre la forme de conseil, de formation, d’accompagnement au travail de la Force conjointe grâce aux missions européennes au Mali et au Niger. Lire : L’UE soutient la force conjointe du G5 Sahel pour renforcer la sécurité aux frontières

Samedi 17 juin 2017, Federica Mogherini et le commissaire européen chargé de l’aide humanitaire, Christos Stylianides, reçoivent les ministres des Affaires étrangères du « G5 Sahel » pour approfondir la coopération dans les domaines prioritaires identifiés dans le « Plan d’action régional Sahel de l’UE », tels que la prévention et lutte contre la radicalisation, la création des conditions de développement en faveur de la jeunesse, la gestion des migrations et la lutte contre les trafics illicites et le crime organisé transnational. L’UE demande notamment la mise en place d’un nouvel instrument financier (Trust Fund) pour le Sahel pour « canaliser de manière plus efficace l’importante enveloppe financière consacrée à la Région ». (Communiqué)

Lundi 19 juin 2017, après des progrès plus lents que prévu, les 28 appellent à augmenter les efforts au Sahel et au Mali. Ils veulent une « mise en oeuvre imminente » de la régionalisation des mission PSDC au Sahel, afin de renforcer les capacités des forces civiles et militaire du G5 Sahel. Les ministres demandent que soient « examinées » les options pour un « soutien supplémentaire » à la force conjointe du G5 Sahel. Le déploiement d’une action de stabilisation dans la région centre du Mali est encore à l’étude.

Mardi 20 juin 2017, la cellule de régionalisation des missions PSDC au Sahel est créée. Le Conseil de l’UE donne le coup d’envoi de la « cellule de coordination régionale » pour le Sahel (RCC), qui va être placée au sein de la mission civile EUCAP Sahel Mali. Cette unité a trois objectifs. Tout d’abord « soutenir la coopération transfrontalière et les structures de coopération régionale », ensuite « renforcer les capacités nationales des pays du Sahel du G5 » (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), enfin « renforcer l’approche régionale de l’Union et de ses missions EUCAP Sahel Mali, EUCAP Sahel Niger et EUTM Mali ».

Mercredi 21 juin 2017, après des semaines de négociations, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 2359, soumise par la France, pour soutenir le G5 Sahel dans sa lutte contre le terrorisme. Adopté à l’unanimité, le texte a été fortement revu à la baisse et n’est pas aussi ambitieux que le souhaitait la France (soutenue par plusieurs autres pays). L’opposition de Washington a notamment raboté toute référence au chapitre 7 et à un financement de la force par l’ONU. Lire : L’ONU soutient la création de la force conjointe du G5 Sahel

Vendredi 23 juin 2017, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE soulignent « l’importance de soutenir la force commune G5 Sahel ». Les 28 avalisent ainsi le travail lancé par la Haute représentante de l’Union et la Commission européenne. Ce point a été ajouté dans les toutes dernières modifications des conclusions. Lire : Crise migratoire. Les 28 mettent le focus sur la route de la Méditerranée centrale

Mercredi 12 juillet 2017,  le général belge Bart Laurent, nouvellement nommé à la tête de la mission de formation des armées maliennes (EUTM Mali), explique à B2 comment EUTM Mali va mettre le focus sur le G5 Sahel. Pour le général belge Jean-Paul Deconinck, commandant de la force (militaire) de la MINUSMA, le problème n’est pas malien, il est régional.

Jeudi 13 juillet 2017, Paris et Berlin lancent une Alliance pour le Sahel, en présence du Président de la République française Emmanuel Macron et de la Chancelière allemande Angela Merkel, avec Federica Mogherini en invitée.

Lundi 28 août 2017, réunis à l’Élysée dans un format exceptionnel, le quatuor européen propose un plan d’action au Sahel pour juguler les flux migratoires. Le focus sécuritaire est important, avec un appel à renforcer les forces locales nigériennes et tchadiennes, réorienter la mission EUCAP Sahel Niger, et augmenter l’aide financière directe.

Jeudi / Vendredi 7 et 8 septembre 2017, les ministres de la Défense puis des Affaires étrangères de l’UE  conviennent que la région du Sahel, en termes de stabilité et de sécurité, en particulier en ce qui concerne le terrorisme, les activités criminelles transfrontalières et les migrations clandestines, nécessite une attention accrue et un soutien de l’UE. « L’Afrique subsaharienne est devenue une base propice à l’extrémisme et au terrorisme violents. Il y a un consensus entre les ministres de la Défense » souligne le ministre estonien de la Défense, Jüri Luik. « La région est le point de départ et le corridor de transit pour la migration vers l’Union européenne ». D’où « l’importance du soutien de l’UE dans la région. Même si l’Afrique est géographiquement éloignée de l’Estonie, ce qui se déroule ici a un impact direct sur la sécurité de l’Europe. » Lire : Carnet spécial.

Mercredi 13 septembre 2017, les Nations unies et l’Allemagne signent un accord au siège de la MINUSMA, la force des Nations unies à Bamako. De cette manière, l’Allemagne s’engage un peu plus au Mali. Elle s’est engagée à réparer et rénover l’aérodrome de Gao, au nord du pays, permettant à celui-ci d’accueillir des plus gros avions passagers et fret. Lire :  L’aérodrome de Gao rénové par l’Allemagne

Vendredi 15 septembre 2017, l’UE débloque les 50 millions promis. Cet appui, financé au titre de la Facilité africaine de paix, veut contribuer au déploiement et au renforcement de la Force conjointe, par la fourniture d’infrastructures, de certains moyens de transport, et de communication ainsi que des capacités logistiques et de protection.

Jeudi 12 octobre 2017, la Haute Représentante reçoit le Premier ministre du Mali, Abdoulaye Idrissa Maïga à Bruxelles. Ils se sont félicités de la coopération des pays du G5 Sahel que le Mali préside actuellement en matière de sécurité et lutte contre le terrorisme et le crime organisé dans la région. Federica Mogherini réitère « le fort soutien de l’UE » aux actions du G5 Sahel visant à renforcer la sécurité dans le Sahel, notamment à travers de la Force Conjointe.

Lundi 16 octobre 2017, le Secrétaire général de l’ONU plaide pour un soutien accru à la Force du G5 Sahel, ainsi que pour un « soutien fort du Conseil de sécurité, incluant un mandat robuste qui corresponde aux menaces sérieuses auxquelles fait face la Force conjointe ». Dans son rapport, il propose quatre options de l’ONU pour soutenir le G5 Sahel.

Vendredi 27 octobre 2017, la première opération militaire du G5 sahel, baptisée Hawbi (vache noire), débute. Plusieurs 350 soldats burkinabés, 200 maliens, 200 nigériens et 180 français effectuent une démonstration de force dans la région de N’Tillit. Elle prend fin le 11 novembre. Les leçons tirées sont intéressantes. « Beaucoup de difficultés sont apparues, des difficultés de coordination, et des moyens de communication à parfaire encore, et des délais de mise en place à parfaire encore pour que les prochaines opérations soient mieux conduites », explique Didier Dacko, le général malien commandant la force G5 Sahel sur RFI.

Lundi 30 octobre 2017, le Représentant spécial de l’UE pour le Sahel, Angel Losada, à New York, plaide pour un soutien de l’ONU à la force. (discours)

Début novembre 2017, un hub G5 Sahel est mis en place au SEAE. Objectif : aider les pays membres à identifier des projets à soutenir.

Mercredi 22 novembre 2017, le ministre malien des Affaires étrangères fait un plaidoyer en faveur du financement de la force conjointe. Sur les 423 millions d’euros nécessaires pour le lancement de la force, seuls 160 millions sont mobilisés. Il y a donc encore un écart significatif. Lire : « Ne pas investir dans le G5 Sahel aura des conséquences dramatiques… pour tous » (Abdoulaye Diop)

Vendredi 8 décembre 2017, le Conseil de sécurité de L’ONU décide de soutenir la force conjointe du G5 Sahel mais sans financer. Dans la résolution (2391) adoptée à l’unanimité, il est prévu apporter un « appui opérationnel et logistique spécial à la Force conjointe du G5 Sahel » (FC-G5S) par l’intermédiaire de la mission au Mali, la MINUSMA. Mais il refuse tout financement onusien au G5 laissant à ses États membres cette tâche, coordonnée par l’Union européenne. C’est l’option minimale des quatre options possibles pour soutenir le G5 Sahel.

Lundi 11 décembre 2017, les ministres des Affaires étrangères des 28 abordent la situation au Sahel, et la « Conférence internationale d’investissement pour la sécurité et le développement au Sahel ». Ils évoquent notamment les opportunités de soutenir la force conjointe du G5 Sahel et l’Alliance avec le Sahel (une initiative franco-allemande, soutenue par l’Espagne et l’Italie, ainsi que la Commission européenne, le PNUD, l’Union africaine ou la Banque mondiale). Lire : À l’agenda du Conseil des Affaires étrangères (11 décembre 2017) (V2)

Mercredi 13 décembre 2017, le sommet du G5 Sahel (prévu à l’origine à Bruxelles le 14 décembre), se tient finalement en France au château de La Celle-Saint-Cloud. Cette réunion permet d’affirmer un élan politique et financier au processus du G5 Sahel. La France, l’Allemagne, l’Italie et la Belgique sont représentées au plus haut niveau (Premier ministre) ; des représentants de l’Espagne, des Pays-Bas, des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, des USA sont présents ainsi que des trois organisations multinationales concernées (UE, UA et ONU). Lire : Le sommet de La Celle Saint Cloud scelle un soutien européen, et autres, au G5 Sahel

Vendredi 22 décembre 2017, le président français, Emmanuel Macron, en visite à Niamey (Niger) – où sont concentrés une grande partie des moyens aériens de l’opération Barkhane – assure que la France maintiendra « fortement » son effort militaire au Sahel.

  1. La force du G5 Sahel se structure et devient opérationnelle

Début janvier, 294 millions d’euros de contribution ont été annoncés sur le budget prévisionnel de 423 millions d’euros. Soit plus de deux tiers de l’enveloppe nécessaire.

Samedi 6 janvier 2018, le Comité de défense et de sécurité des chefs d’État-major des pays membres se réunit, à Bamako pour faire le point sur la pleine opérationnalisation de la force G5 Sahel.

Lundi 8 janvier 2018. Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense du G5 Sahel, réunis à Bamako, approuvent la mise en place d’un Comité de soutien et de contrôle de la Force conjointe et la création d’un mécanisme de mobilisation, de coordination et de gestion des contributions à la force conjointe.

Lundi 15 janvier 2018, la ministre française des Armées, Florence Parly et ses homologues du G5 Sahel, se réunissent à Paris pour parler opérationnalisation et budget. Une feuille de route est signée fixant des échéances pour que la force puisse atteindre 5.000 hommes d’ici mi-2018. Lire : Paris veut accélérer la « montée en puissance » du G5 Sahel

Mardi 16 janvier 2018, la Chambre des députés italienne approuve le lancement d’une opération au Niger pour former l’armée nigérienne. Lire: L’Italie s’investit en Libye, au Niger et en Tunisie en 2018

Mardi/Mercredi 6 et 7 février 2018, Les chefs d’État du G5-Sahel sont réunis en sommet à Niamey, en présence de la ministre française de la Défense, Florence Parly. Plusieurs projets économiques sont évoqués, notamment la création d’une compagnie aérienne commune Air Sahel et la suppression des visas entre les cinq pays. La présidence du G5 Sahel passe du Mali au Niger.

Vendredi 16 février 2018, les représentants du G5 Sahel et de l’Union européenne se réunissent à Nouakchott pour préparer la conférence des donateurs prévue à Bruxelles à la fin du mois.

Vendredi 23 février 2018, une conférence des donateurs est organisée à Bruxelles afin de compléter les fonds pour le G5 Sahel. L’UE promet 50 millions d’euros supplémentaires, le Japon et le Maroc y vont aussi de leur écot. Les Européens s’impliquent aussi de manière plus opérationnelle en renforçant le rôle de soutien au G5 Sahel de la mission EUTM Mali. Lire :

Avec la collaboration de Léonor Hubaut ( BXL2)