Une guerre larvée s’est profilée au fil des mois entre, d’une part, le journaliste et activiste politique résident régulier à Londres, Al Saïd Bensedira, étiqueté à tort ou à raison comme étant un agent des services spéciaux algériens, et d’autre part, un utubeur, qui vivrait en situation irrégulière en Allemagne, Amir Boukhoros alias Amir DZ, soupçonné d’avoir été récupéré par les chefs du parti dissous, le front islamique du salut de Abassi Madani et Ali Benhadj.

Alsaid Bensedira en défendeur assidu des institutions militaires et des hauts intérêts de l’Algérie comme il aime à le faire savoir, ne supporte plus son adversaire Amir DZ depuis que ce dernier a lancé les « insoumis » une campagne qui appelle les jeunes algériens à boycotter le service militaire.

Alors que Alsaid Bensedira règle ses comptes à Amir DZ par réseaux sociaux interposés, Amir DZ visiblement plus outillé techniquement barre la route à son adversaire en lui bloquant sa page Facebook et son compte Utube.

Excédé par ces pratiques, Alsaid riposte en publiant des photos d’Amir posant aux côtés de jeunes femmes dans des postures compromettantes. Selon certains articles de la presse algérienne, Amir DZ doit sa popularité en grande partie à Al Magharibya, la télévision du FIS. Il est très régulièrement invité à s’exprimer sur ses activités et l’actualité des généraux que le patron d’AL Magharibya, le fils ainé d’Abassi Madani, ne gobe pas non plus.

Les intimidations via la publication des photos intimes, ne serait pas le propre de Alsaid, car Amir en aurait fait carrément un business très lucratif à en croire la dernière vidéo d’Alsaid, publiée hier sur une nouvelle page Facebook créée à la hâte pour pallier à l’urgence pour Bensedira de prendre sa revanche de celui qui l’a réduit au silence depuis 3 jours en faisant bloquer tous ses comptes.

Selon Alsaid Bensedira, Amir DZ a mis en place un réseau mafieux qui consiste à faire chanter la progéniture de la nouvelle classe de riches dont des enfants de généraux. Toujours selon Bensedira, les techniques d’Amir consistent d’abord à publier des photos des enfants de généraux et leur famille dans des postures impudiques avant de les faire contacter par des intermédiaires pour négocier le retrait des photos des réseaux sociaux moyennent de coquettes sommes d’argent.

Exacerbé par ce qu’il croit être un système mafieux algérien d’extorsion de fonds, l’activiste Alsaid Bensedira promet de publier éminemment,  les noms des parrains avec photos et dossiers à l’appui. De son côté Amir prétend que AlSaid perçoit une rétribution régulière de la part les services spéciaux algériens.

La campagne des « insoumis » était pour Alsaid la goutte qui a fait déborder le vase. Pour Amir, la publication de ses photos intimes était la ligne rouge à ne pas franchir. Un imbroglio qui met à mal les deux belligérants qui risquent de pousser leurs différends à une situation d’hostilité pouvant déraper pour passer à une extrême véhémence.

Ferhat Ait Hocine.