Avant de dresser une liste non –exhaustive des humiliateurs de A. Bouteflika, il faut dire que ceux qui exhibent aux caméras du monde entier l’ancien président de la République algérienne, Abdelaziz Bouteflika, sans aucune pudeur et sans le moindre respect de l’espèce humaine, seront jugés, tôt ou tard, par les justices algérienne et internationale. De quel droit un groupe de gens, pour des fins d’enrichissement personnel, de perduration au pouvoir, de la poursuite du pillage du pays, prennent en otage un homme très gravement atteint par la maladie ?

De quel droit ces gens s’immiscent dans la vie privée d’Abdelaziz Bouteflika ? L’homme est notoirement démis de ses fonctions. Il l’est aux yeux des lois constitutionnelles. L’ancien président algérien a le droit de garder son honneur et sa dignité intacts. « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. » Article 12 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

Quelles images garderont les algériens et les autres peuples du monde, quels souvenirs retiendra l’Histoire d’un président trainé dans la boue par une caste criminelle ? La santé de Monsieur Abdelaziz Bouteflika ne cesse de se dégrader, il n’est plus capable de se mouvoir, de parler et encore moins de gouverner. Comment pourrait-il, lui dont la maladie l’a privé du moindre geste même celui de tenir entre ses doigts un stylo pour signer une ordonnance ou un décret ! Il a perdu son autonomie toute entière. Il est tributaire d’une cohorte de personnel médical et paramédical pour les actes les plus anodins. Il ne peut même plus faire seul ses besoins naturels. Pendant ses courts moments de conscience, si tentez qu’ils aient lieu, Abdelaziz Bouteflika devrait se rendre compte de l’intensité de la torture morale qu’on lui inflige.

L’ancien président semble subir sans sa volonté les pires des sévices « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. » Article 5 de la Déclaration des Droits de l’Homme.

Monsieur Bouteflika, comme toute personne souffrante d’une maladie handicapante à plus de 90%, a le droit à la tranquillité de son être, à la sûreté de sa personne, à la liberté de choisir ou non d’être montré au monde entier dans des situations dénudées de tout humanisme. « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » Article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme.

Le peuple algérien ainsi que les institutions algériennes se doivent de reconnaitre à Monsieur Bouteflika la dignité inhérente à tous les êtres humains sur cette terre. L’ancien président est bel et bien en état d’esclavage, il est utilisé pour servir un groupe d’individus dangereux, et pour les Algériens et pour l’avenir de l’Algérie. « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. » Article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme.

Qui sont ces humiliateurs ?

Contrairement à ce qu’on veuille faire croire, les humiliateurs de l’ancien président de la république A. Bouteflika, sont nombreux et de plusieurs catégories. Il y a des humiliateurs actifs, passifs, directs et indirects.

Il est clair que les premiers responsables de cette situation sont ceux qui sont habilité d’enclencher la machine constitutionnelle pour démettre officiellement A. Bouteflika de ses fonction. Mourad Medelci, lequel, en sa qualité de président du Conseil constitutionnel endosse une grande part de responsabilité. Le sont aussi toutes les têtes des autres pouvoirs, Gouvernement, Parlement et Justice. Le régime algérien étant éminemment militaire, la complicité des principaux chefs de l’institution militaire est sans appel.

Parmi d’autres humiliateurs actifs et directs, on retrouve au premier rang, Saïd Bouteflika et ses autres frères. La famille Bouteflika est grandement complice du mépris infligé à l’ancien président Bouteflika.

L’autre catégorie d’humiliateurs actifs et direct, c’est la communauté internationale et à sa tête la France et les États unies.

Sont aussi des humiliateurs, les médecins traitants qui n’ont pas respecté le serment qu’ils ont prêté à l’issue de leurs études. En délivrant un rapport médical mensonger ont nuit gravement à l’éthique de la noble profession.

La presse, l’opposition, la société civile et le peuple algérien sont des humiliateurs passifs, par l’autocensure, la propagande, le plaventrisme, et le silence.

CNP NEWS.