Par Ferhat Ait Ali

Ma note d’espoir est que les canailles, octogénaires à la genèse de cette supercherie dénommée état depuis 1962, aient une relève. Bien que partageant l’essentiel des vices, fourberies et instincts de leurs ainés, les cooptés du deuxième collège en attente de relève sur pied, n’ont strictement aucun fait d’arme préfabriqué personnel ou même familial à vendre, en dehors de courbettes permanentes et de pièges posés partout dont certains leurs éclatent à la figure par oubli du plan de minage.

Le système construit sur l’esbroufe, la préfabrication de carrières, de compétences et de faits d’armes imaginaires depuis sa genèse. Se sont nourris, de mensonges, de butins et de clientélismes rétribués, chez une élite tout aussi préfabriquée, vendant quelques slogans et certitudes audacieuses, comme des amulettes de sorciers de villages au service du chef de tribu du moment.

Avec une presse aux ordres, des salons de débats barbouzés, un peuple peu instruit, et les modes gauchards des années 60, il était à la portée de n’importe quel despotisme de se convertir en libérateur des peuples, et de n’importe quelle caricature de dictateur de squatter l’histoire, et de n’importe quel incapable de se muer en père de l’industrie, ou de l’agriculture ou du peuple dans les années de l’obscurantisme médiatique.

Nous sommes en 2018, les héritiers ont été choisis parmi la classe des cancres, plus cons que les chefs, et des malfaisants plus mauvais que les chefs, mais ne pouvant leur survivre ni s’en passer.

Ayant tous 80 ans et plus, tous les mystificateurs du passé, partent un par un, après s’être dénoncés et souvent auto dénoncé sans le savoir, en laissant des orphelins aux appétits plus grands que les pattes, mais qui ne savent vivre en dehors du marigot alimenté par les ainés.

Il a fallu cinquante ans et beaucoup de culot aux ainés, pour arriver à ce résultat, démystifiant tout ce qu’ils ont cousu en un demi-siècle de mensonges.

Il faut moins de 50 minutes, aux meilleurs de leurs élevés pour passer à la trappe sans leur protection.  Quand le dernier de la classe est coopté par une grue vers les cimes, sans cette grue, il tombe là où il aurait dû rester pour toujours.

Il n’y a plus le choix, après le départ des incultes du premier collège, ou il fait monter les élites du second collège, et c’est la fin des cancres ennoblis par d’autres cancres, ou c’est la fin du système sous le poids de ces cancres sans paravent historique pour vendre leurs conneries.

La charia el thaouria squattée pendant 50 ans par des nervis qui ont phagocyté la révolution au lieu de la servir, ensuite ils l’ont dévoyée pour s’en servir…