L’Arabie saoudite, toujours premier producteur mondial de pétrole, et premières réserves mondiales, conventionnelles, estimées à 25 fois les nôtres, vient de faire passer l’essence, normale 95, à 2.04 Rials, soit à 63 dinars au taux officiel de notre monnaie, et d’un coup, cette dernière était à 0.90 Rials soit 27,5 De nos dinars. Le Gasoil, étant maintenu aux environs de 14 de nos dinars, étant destiné aux transports collectifs et à l’industrie.

L’Algérie reste de ce fait, l’unique pays après le Venezuela, à offrir des carburants à prix soutenu, alors que tout le reste flambe. Ainsi, nous sommes sommés, par toutes sortes d’idéologues parasites, de consacrer 6 Milliards de dollars, à leur confort propre, et à la contrebande, qui nourrit quelques gros requins de toutes nos zones frontalières.

Et de chercher de l’argent partout, quitte à liquider ce qui reste de production et affamer les vrais pauvres, et une bonne partie des revenus juste moyens, pour continuer à nourrir les chimères, de quelques centaines de milliers de bureaucrates, politiciens fumeux, et oisifs rétribués, sur leur qualité de classe moyenne, dans un pays inclassable économiquement.

Un fait unique au monde, ou un salaire de 250 dollars, ouvre la voie à la possession d’un véhicule de 20.000 dollars, soit 80 mensualités sans boire ni manger. Dans les faits, on peut estimer les besoins d’une personne qui fait en moyenne 100 Km jour, en voiture sur la base de 6 litres aux 100 KM, à un plein de 40 litres par semaine, soit 1600 dinars par semaine d’essence ou 1000 dinars de gas-oil. Ce qui fait entre 4000 et 6400 dinars mois de carburant. Au lieu, des 2000 et 3200 des années fastes.

A cet égard, on peut conclure, qu’un salaire de 60.000 dinars par mois, couvre cette dépense représentant 10% des revenus de la personne, mais qu’un salaire de 40.000 et moins, est loin de garantir la prise en charge d’un véhicule, fait unique au monde, ou un salaire de 250 dollars, ouvre la voie à la possession d’un véhicule de 20.000 dollars, soit 80 mensualités sans boire ni manger.

Durant 40 ans, le nombre de véhicules dans le pays, était limité, et ce malgré les carburants bradés, mais durant les 15 dernières années, le nombre a enflé, et la seule régulation se fera par le carburant. Nous ne sommes pas un pays riche, et nous ne le serons jamais avec cette politique qui allie le populisme des uns, au parasitisme des autres.

Nous finirons par retourner aux instances financières internationales, surtout en imprimant de faux Billets, et en finançant avec les déperditions d’emplois réels, au profit de parasites tout aussi réels.

Ce jour-là, elles vont dicter leurs conditions, qui sont logiques pour tout créancier, qui ne veut pas voir son argent partir en fumée, et sa créance financer un pouvoir qui achète des nuisances en cassant des utilités, et là, nous irons à la vérité de prix, en tout, et surtout des emplois et des salaires, ou les vrais emplois auront de vrais salaires, et les faux aucun et beaucoup de problèmes seront réglés d’un coup de baguette pas magique mais frappante.

Ainsi, même nos supposées usines Bidon, ne pourront pas écouler les chiffres farfelus, de leurs montages empiriques, et ne sauront pas placer un tacot dans un foyer à moins de 1000 dollars de revenus, une fois la facture mensuel des carburants arrivée à 100 dollars comme partout ailleurs. Nos routes ne seront plus encombrées jour et nuit, par des oisifs agressifs et inciviques. Les gens n’iront pas faire des courses ou des déplacements limités en voiture, pour ceux qui en auront une. Et l’argent économisé sur les carburant, n’ira pas grossir les marges des spéculateurs qui à prennent quand même des marges faramineuses même avec un carburant gratuit.

Dans un Bateau menacé de naufrage, avec un équipage débile et prédateur, s’encombrer d’autres flibustiers dans les cales, ne saurait durer, car cet équipage sera d’une manière ou d’une autre débarqué, mais ce ne sera pas au profit d’autre prédateurs en liste d’attente, si le destin du bateau devait être scellé, chaque partie va essayer de larguer l’autre par-dessus Bord.

Je doute fort que la partie qui n’a que le culot comme viatique, résistera à une remontée de chaleur des fonds de cale, et encore moins maintenir le statu quo, par l’esbroufe habituelle. La situation n’est pas adéquate pour gérer les mécontents de tous Bords, mais la stabilité de ce rafiot, qui menace de chavirer. Personne ne pourra dicter de rester en marge du monde, pour on simple plaisir, surtout qu’il n’a pas plus les moyen aujourd’hui que demain, d’imposer son point de vue.

Cette gouvernance qui allie la corruption sociale, à la sienne, en achetant des porte-voix de la prédation institutionnalisée, est condamnée par l’histoire, quoi qu’en disent ses flagorneurs et courtisans, elle est une anomalie, et les anomalies sont faites pour disparaître, et les Anomalies qu’elle a générées, disparaîtront, avant elle, avec elle, ou après elle, mais elles disparaîtront quand même.

Ferhat Aït Ali,

Expert financier