Faisant allusion à un article publié par nos confrères de TSA, https://www.tsa-algerie.com/textile-un-marche-de-4-milliards-de-dollars-entierement-domine-par-limportation-a-bas-prix/ , l’économiste algérien Ferhat Ait Ali dément l’existence de marché de 4 Milliards de dollars d’effets vestimentaires à couvrir en Algérie et s’explique :

« Quand les ministères et les journaux, se mettent d’accord pour vendre du vent en matière d’information économique !

Il n’y a jamais eu un marché de 4 Milliards de dollars d’effets vestimentaires à couvrir en Algérie.

J’ai beau additionner, toutes les positions du chapitre 6 du tarif douanier, du 61 au 64, couvrant les vêtements et les chaussures, en toutes matières, je n’ai pas trouvé plus que 766 Millions de dollars déclarés pour 2016, et 695 Millions pour 2015,

Quant au marché intérieur de 4 Milliards de dollars, il a dû être calculé, sur la base de 10.000 dinars par an, par Algérien, en dépenses vestimentaires, ce qui d’après le génie qui a fait ce calcul, donne 400 Milliards de dinars de chiffre d’affaire annuel.

Ce qui revient à dire que les articles importés se vendent à 05 fois leur valeur d’importation, ce qui est évidement faux,

Affirmer que les producteurs locaux, ne fournissent que 4% de ce chiffre d’affaire, soit 16 Milliards de dinars, est tout aussi faux, ce chiffre étant minable dans l’absolu.

Mais quand on sait que le véritable chiffre d’affaire est à calculer par rapport aux importations doublées des marges locales, et ne dépasse pas les 2 Milliards de dollars, cette proportion de 4% représente 80 Millions de dollars.

Et à supposer que cette production soit effectivement ce qui reste de national, on peut dire que si nous fermons les ports, on va se retrouver nu dans quelque mois.

Les syndicalistes de salon qui défendent leur secteur avec ce genre de chiffres Bidon, devraient être déshabillés au sens propre du terme pour voir en quoi ils s’habillent eux, avant de vendre des chimères le temps d’un discours bateau.

Décidément dans ce pays, on peut tout dire, tout faire tout décider, et même tout écrire moyennant une certaine dose de culot, et rien d’autre comme bagage argumentaire.

Bled el heff, et hef ti3iche, بلاد الهف و هف تعيش

Je suis partisan, d’instaurer des cours spéciales anti mensonges, avec des juges importés de pays ou le mensonge est sévèrement puni, et de sanctionner méchamment, tout individu dont les déclarations ou cogitation s’aèrent fausses, et surtout d’instaurer les travaux forcés pour au moins dix ans, pour tout individu dont les agissements, déclarations ou études auront mené le pays à une quelconque impasse, ou nui d’une manière ou d’une autre, à une quelconque partie en Algérie ou ailleurs.

Quelqu’un qui ramène des chiffres Bidouillés ou Bidon, et qui prétend qu’il faut lui fermer les ports, pour qu’il puisse vendre, alors qu’il affirme lui-même qu’il ne produit que 4% des besoins nationaux,

Est un sinistre farfelu, qui pense que parler est une activité sans effets autres que sa notoriété factice sous un régime, qui veut faire de nous un pays tout aussi factice.

Si ces gens pouvaient produire les 96% qui manquent en une année, on se demande ou étaient leurs équipements avant, et s’ils ne vendaient pas, que faisaient-ils pour payer leurs salaires et les équipements s’ils existaient pour la galerie.

Nous sommes les seul pays au monde, ou les chiffres changent en une nuit, et souvent dans le même discours de baratineurs devenus décideurs à force de courbettes et de sales coups.

Si nous ne changeons pas de Cap et surtout de Têtes de files, rapidement, le destin décidera de nous lâcher, en étant convaincu qu’il nous a trop supportés sans aucun mérite. »

CNP NEWS.