Dans un communiqué adressé ce matin aux médias, le parti Talaïe El Hourriyet dit comprendre la colère des Algériens face au pouvoir en place qui passe outre les revendications légitimes de la majorité des algériens, que sont  la mise en application de l’article 4 de la Constitution consacrant tamazight, langue officielle, et la mise en place des structures et la mobilisation des moyens nécessaires, pour rendre effective, sur le terrain, cette officialisation.

Le parti fait apprendre à la presse via son communiqué qu’il dénonce la répression des manifestations pacifiques notamment à Bouira et Batna et la violation continue du droit de manifester pacifiquement et de la liberté d’expression consacrés par la Constitution.

Il dit s’insurger contre les arguments fallacieux inacceptables tels que l’absence de ressources ou la lourdeur des programmes scolaires avancés pour justifier les résistances et les blocages en matière de généralisation de l’enseignement de la langue amazighe.

Mais comme par son habitude et celle des autres partis dits de l’opposition, il n’agit pas, il constate. Il ne propose pas, il critique. Il ne rejoint pas les manifestants, il se félicite de leur maturité et leur pacifisme. « Talaïe El Hourriyet est très légaliste, il ne veut pas se mouiller et cette inaction est une caractéristique de tous les partis de la vraie comme de la fausse opposition. Ils sont juste amorphes !» dira un jeune algérien proche des idées de Talaïe El Hourriyet.

Cet amorphisme généralisé est surexploité par le régime en place, qui prend ses aises et son temps dans la manipulation à outrance de l’opinion publique dans un rapport de pouvoir absolu.

CNP NEWS.