Pour Emmanuel Macron, Bouteflika n’est pas alacre, il est absent. Il a abandonné le palais d’Alger la blanche au profit de son jeune frère. Jeune disions – nous? Tout est relatif car Saïd 60 ans,  a 21 ans de plus qu’Emmanuel Macron 39 ans !

L’AVC subi en 2013 l’a immobilisé sur une chaise roulante et supposait-on sans avenir politique. A la stupéfaction générale, il fut, pour la quatrième fois depuis 1999 imposé en 2014 au palais d’El Mouradia. En réalité, le seigneur se fait servir, soigner et bichonner à Zéralda dans une résidence médicalisée : « Un palais sans maître, un pays qui n’a pas entendu son président parler de vive voix depuis 5 ans » résume Le Point à l’orée de la visite « d’amitié » que lui a rendu Emmanuel Macron ce 6 décembre 2017. Une rencontre « amicale » avec le chef malade a eu lieu enfin!

« Il est rare de rencontrer un chef d’état avec cette alacrité » avait déclaré François Hollande mais Macron n’est pas Hollande ! Pour lui, il s’agissait d’une simple visite amicale à un malade pour s’enquérir de sa santé et celle de son portefeuille. L’ami Macron reviendra une autre fois vêtu de sa casquette de président pour une visite d’état ! Entendez :  » Quand il y aura un chef d’état, je reviendrai pour une vraie visite d’état ! », cette déclaration est passée quasi inaperçue.  

Dans ces conditions, qui dirige ce pays dont la jeunesse piaffe, harassée, elle frappe la terre avec ses pattes s’identifiant à un jeune, beau, intelligent président français ?

L’Algérie au temps des Bouteflika est devenue une escale, une virgule, GUANTRA, pour un chef d’état d’une France qui y écoule la plus grande quantité de ses marchandises obsolètes et avariées.

Lila Haddad.