C’est l’agence de presse turque ANADOLU qui a affirmé hier mardi que le ministre algérien de la justice, Tayeb Louh a confié en main propre une lettre adressée par le président Bouteflika à son homologue saoudien, le Roi Salmane d’Arabie saoudite.

L’agence de presse turque s’appuie sur l’agence de presse saoudienne SPA sans donner plus de détails.

Depuis hier spéculations et analyses fusent de toute part pour tenter de décrypter cette missive. Certains experts parlent d’une simple lettre de courtoisie pour assurer l’Arabie saoudite de l’amitié que le président algérien voue au monarque malgré sa position neutre vis-à-vis du conflit des pays du Conseil de Coopération du Golfe.

D’autres évoquent des raisons des plus loufoques, comme laisser croire qu’il s’agirait d’une demande d’asile adressée par le président algérien au Roi d’Arabie, émettant le vœu de finir ses jours avec un brin de repentance dans les terres saintes à l’instar de Zine-elabidine Benali.

Il faut dire qu eles deux hommes ont un point commun, dans la gérontocratie saoudienne, le roi Salman, 81 ans ne dépareille certes pas, mais sa maladie (Alzheimer, selon une insistante rumeur) pourrait l’obliger à passer le flambeau dans un avenir tout proche.

Non moins gérontocratique, le régime algérien chercherait-il à remplacer A. Bouteflika, 80 ans, très diminué par un accident vasculaire cérébral, par un frère décrié par l’ensemble de la société algérienne ?

CNP NEWS