Le viol collectif brutal d’une femme handicapée tunisienne de 55 ans a provoqué des ondes de choc à travers toute la Tunisie et dans le monde arabe.

Selon Tunisia Online, le crime a eu lieu entre le 19 et le 20 octobre. Trois hommes ont pénétré dans la pièce où se trouvait la personne handicapée, il l’ont kidnappé avant de la violer un à un.

Les autorités tunisiennes ont arrêté l’un des auteurs mais les deux autres courent  toujours, avons- nous appris de sources tunisiennes.

Un fait rappelle un autre

En 2016, les Tunisiens étaient sous le choc suite aux propos tenus par un animateur de télévision recommandant à Hajar, une fillette de 14 ans, qui avait été abusée sexuellement par trois membres de sa famille, d’épouser son violeur.
Apparaissant dans le talk-show tunisien Andi Mankolek (j’ai quelque chose à vous dire), Chebbi, l’animateur, réprimanda Hajar pour avoir été enceinte hors mariage et lui conseilla d’épouser son violeur.

l’Algérie manque à l’appel

La Tunisie est actuellement considérée comme l’un des rares pays arabes à imposer la peine de mort aux violeurs s’ils sont reconnus coupables de viol mais s’ils voulaient échapper à la punition, ils leur suffisaient d’épouser leurs victimes. Cette condition est désormais nul et non avenu puisqu’au début de cette année 2017, la Tunisie a aboli la loi qui dépénalisait le viol si le coupable épousait sa victime.

C’est également le cas dans d’autres pays arabes qui ont adopté une législation similaire, notamment la Jordanie, l’Égypte, le Maroc et, plus récemment, le Liban mais L’Algérie manque à l’appel. Cette disposition légale perdure encore. L’article 326 de la Constitution algérienne stipule que quiconque, sans violence ni menace, « enlève » ou « détourne », une mineure de moins de 18 ans, s’expose à 5 ans d’emprisonnement, sauf si le ravisseur épouse sa victime – et que la famille de la jeune fille ne porte pas plainte. C’est une façon hypocrite de présenter la situation, qui se réfère au rapt de séduction.

Mariam Nabbout.