L’Union européenne qui pourtant soutient financièrement l’Algérie pour mettre en place un vrai système de protection des droits de l’Homme et des libertés, déplore que des associations algériennes ne soient autorisées par le régime autoritaire des Bouteflika à exercer librement leurs activités et que la liberté médiatique et syndicale ne soit respectée.

C’est dans son rapport annuel sur les droits de l’Homme dans le monde pour 2016, adopté la semaine dernière par les ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Union européenne (UE), réunis en conseil à Bruxelles, l’UE a estimé que «dans un contexte marqué par des difficultés financières dues aux bas prix du pétrole et du gaz», l’exercice de certains droits, notamment la liberté de réunion et la liberté d’expression, est remis en question, dans la pratique, en Algérie.

Le rapport souligne que des restrictions au droit de réunion sont toujours en vigueur en Algérie où la permission de rassemblement est systématiquement refusée, précisant que plusieurs rassemblements de droits de l’Homme organisés par des associations ont été interdits et leurs organisateurs ont été arrêtés.

L’Union européenne déplore également le fait que la justice algérienne inflige des peines d’emprisonnement sévères pour des délits d’opinion dans les médias et la presse, rappelant que plusieurs blogueurs ont été accusés de diffamation et condamnés à purger des peines de prison.

CNP NEWS