Elle est très discrète, très travailleuse, très attachante et très professionnelle. Autant de superlatifs pour une seule journaliste ? Oui c’est possible quand il s’agit de Besma Leboukh.

Elle s’est distinguée dès ses premières apparitions sur les écrans d’Al Magharibya, une télévision privée d’obédience islamiste qui émet depuis Londres, dédiée aux Algériens mais qui tente aussi de drainer des téléspectateurs Maghrébins et Proche et Moyen-orientaux. Et justement Besma présente souvent une émission sur l’actualité du Moyen Orient.

Elle est déconcertante par la maitrise des sujets et l’aisance dans le verbe. Un arabe classique juste parfait. La jeune journaliste sait organiser son interview. Ses questions arrivent à point nommé, elle intervient au moment opportun. Ses invités s’expriment, elle écoute sereinement. Elle relance à l’instant déterminant, elle suit calmement. Elle sait retenir son téléspectateur sans efforts … naturellement. Rien n’est calculé, la générosité de Besma est une deuxième nature. L’enracinement de la jeune femme est pérenne.

A entendre son petit accent, on ne se trompe pas, elle est algérienne comme d’ailleurs la majorité de ses collègues à Al Magharibya mais là s’arrêtent les points communs. Besma donne le sentiment d’être née face à une caméra : Décontraction, assurance et surtout réalisme.

Elle surfe avec l’actualité de tous les pays arabes. Ses vis- à-vis sont Syriens, Irakiens, Palestiniens, Kurdes ou encore Égyptiens et bien entendu Algériens et Maghrébins. Ils sont rares ceux qui quittent le studio frustrés par une interview mal menée. Elle va jusqu’aux détails de la question traitée. Elle étripe les événements avec douceur.

Le visage de Besma Leboukh est angélique, il laisse deviner la bravoure et la bienveillance. Elle qui s’est retrouvée par un pur des hasards sur cette chaîne, elle a détrôné en un rien de temps tous ses collègues qui se sont emparés de tous les prime-times mais dès qu’elle est le joker de l’un ou l’autre animateur absent, elle les surpasse.

Son petit sourire au coin des lèvres est le seul make-up que Besma s’autorise. Elle se contente de se poudrer pour matifier sa peau limpide. Elle porte le voile islamique mais elle le porte avec conviction. Un foulard sobre et un hijab ample et discret. La seule brillance chez cette belle personne est son intelligence, sa compétence, son humilité. Elle n’a rien à voir avec sa compatriote, la diva de Doha, qui selon ses détracteurs, passe 2 heures à la salle de Make-up et 20 minutes à la salle de rédaction. Khadija Benganna qui a fait une centaine d’émules dans les nouvelles télévisions algériennes privées, elles l’imitent jusqu’à la voix, la gestuelle et les faux cils !

Contrairement à son aînée de Doha, Besma ne lit pas les questions sur les prompteurs ou sur ses feuilles, elle gère son interview en toute assurance.

Besma Leboukh, une grande journaliste est née…

CNP NEWS.