Honte à tous les lâches et traîtres de la nation, honte à la presse algérienne corrompue jusqu’à la moelle qui s’est offerte, comme d’habitude, au plus offrant, honte aux télés-poubelles qui trifouillent dans la merde ! Mohsen Abdelmoumène.

Tellement occupé par des interviews avec des personnalités dans un dialogue faisant appel à l’intelligence et à tout ce qui est beau dans l’homme, dès que je jette un coup d’œil aux actualités de mon pays l’Algérie, je suis abasourdi par la quantité de scandales et d’absurdités qui touchent quasiment toutes les sphères. J’ai remarqué que les articles que j’ai écrits auparavant sont toujours d’actualité. Et voilà que le triste sire Ouyahia, ce personnage répugnant que j’ai connu dans l’exercice de ma profession, cette concubine de maints personnages du pouvoir, redevient chef du gouvernement. Nous sommes en plein dans le mythe de Sisyphe conjugué avec la danse d’un derviche tourneur, car l’Algérie tourne sur elle-même. Le régime de la fratrie Bouteflika a tout sali, tout corrompu, tout usurpé, au point que des rêves de nos martyrs, il ne subsistera rien. Et on voit à nouveau défiler ici et là tous les larbins, les lâches, rapportant des analysettes farfelues, des « calmants intellectuels », et surtout plein d’intox. Tout le monde est devenu savant, tout le monde est devenu informé des sources de la source selon leurs sources, alors que dans la réalité, tout le monde a des sources qui a des sources et selon leurs sources personne n’a de source. La blague de l’année, ce n’est pas Saïd le sado-maso mais c’est Ouyahia, l’associé de Tahkout et autres gangsters, qui est devenu « homme d’État » et non pas juste un serviteur zélé de tous les pouvoirs en place depuis 25 ans au moins. J’assiste à un spectacle où un ministre est nommé pour être limogé une heure plus tard. Nous voyons, et toute la planète avec nous, un gouvernement qui a tenu 80 jours avec un président absent, dont tout le monde écrit en son nom et usurpe la fonction.

La présidence algérienne est devenue une auberge espagnole, un hammam. Les Bouteflika qui sont nés dans un hammam nous ont fait faire un voyage à travers le temps vers leur lieu de naissance, un vulgaire hammam à Oujda, sans doute la seule réalisation à mettre à leur bilan. Pauvre Algérie souillée, volée, violée et pillée par une bande de malfrats sans honneur ni dignité! Honte à tous les lâches et traîtres de la nation, honte à la presse algérienne corrompue jusqu’à la moelle qui s’est offerte, comme d’habitude, au plus offrant, honte aux télés-poubelles qui trifouillent dans la merde.

Comme c’est fatigant d’écrire sur mon propre pays et sa descente aux enfers. Comme c’est fatigant d’assister aux bacchanales d’une bande d’eunuques qui se vautrent dans la trahison et la lâcheté des uns et des autres. Que restera-t-il de l’Algérie après un cinquième mandat de Bouteflika la momie, le mort-vivant, scénario qui se met en place sur fond de diversions et de mises en scène diverses ?

Ouyahia qui va participer à l’enterrement de l’Algérie accompagné de son ami le voleur de sable Ali Haddad, sous le haut patronage de son maître absolu Saïd Bouteflika qui joue avec le destin du plus grand pays d’Afrique à l’histoire millénaire. Allez au diable, go to hell, Ouyahia, Bouteflika frères, Ali Haddad, and Co, et tous les aboyeurs assermentés du clan présidentiel, el rkhass de tout bord, je préfère retourner travailler utile et je ferme cette parenthèse avec ce coup de gueule contre la régression, la trahison et les mensonges. On annonce l’atterrissage de l’avion qui m’a ramené d’Algérie. Je mets un terme à ce voyage en enfer et à ce cauchemar que constitue le règne de Bouteflika. Welcome at home, welcome to nowhere!
Mohsen Abdelmoumen.