Farida BESSA, en arabe بسعى ou بسعه , est la directrice de la communication des Bouteflika depuis 2008. Née à Sétif en janvier 1961 (elle a 56 ans aujourd’hui), Farida est issue d’une famille très nombreuse. Son père a quitté Sétif pour Alger au lendemain de l’indépendance en 1962, pour chercher du travail mais surtout pour effacer un passé trouble. L’homme serait un Harki. Son vrai nom est « BELHADJ ». Tous ses frères et sœurs restés à Sétif portent toujours le patronyme de « BELHADJ ».

Le père de Farida BESSA a séjourné avec sa femme et ses enfants durant quelques années à la « cité montagne », un quartier au sud d’Alger où se tassaient des familles algériennes modestes venues de l’intérieur du pays. De fil en aiguille, l’homme traqué pour des faits de collaboration avec l’ennemi, a pu obtenir par un heureux concours de circonstances, un appartement dans le quartier populaire de Belcourt.

Farida BESSA a intégré la télévision étatique algérienne, ENTV, en 1984 grâce à un coup de pouce d’un certain Belkacem Hadjadj, alors employé à l’ENTV comme réalisateur. Épris de la jeune femme, l’homme finira par l’épouser et feront ensemble un fils avant de divorcer en 2002.

En 1994, Farida BESSA quitte l’Algérie pour la Belgique, le pays où plusieurs années avant, son ex-mari, B. Hadjadj avait poursuivi des études de réalisation cinématographique. Dès son arrivée à Bruxelles en compagnie de son fils alors âgé de 7 ans, Farida s’est rendue au siège du Commissariat Général des Réfugiés et Apatrides pour introduire une demande d’asile. La situation en Algérie aidant, l’ancienne journaliste n’a eu aucun mal à obtenir le statut de réfugiée et apatride, ce qui lui a ouvert le droit pour elle, son mari et son fils, à une aide financière et un logement.

En 1998, Farida BESSA, obtient la nationalité belge et se rend aussitôt à Alger pour retrouver son mari et sa famille afin d’y passer les vacances d’été. A son retour à Bruxelles, elle tente plusieurs petits jobs en Belgique, comme organisatrice de soirées culturelles, ou encore vendeuse d’abonnements de bouquets de télévision arabes au profit de la société égyptienne ARTE. Elle a travaillé, notamment, dans une radio locale destinée à la communauté marocaine de Bruxelles.

Il faut dire que contrairement à d’autres journalistes réfugiés, arrivés en Belgique à la même période, Farida BESSA était venue avec l’idée de s’enrichir. Mais comme on le dira dans d’autres articles, c’est en Algérie quelle fera fortune.

Pour réussir en Belgique, il faut maitriser au moins une de 3 langues officielles, Néerlandais, français et allemand. Farida baragouinait un français appris dans le tas.

Elle a vainement tenté sa chance auprès de l’ambassade d’Algérie avant de s’essayer à la politique. Elle rejoint le parti libéral belge, ce dernier avait voulu intégrer en son sein des éléments maghrébins, elle en a fait partie mais elle n’a pas pu aller plus loin.

En 2003, grâce au parti libéral belge, elle obtient un travail à l’ambassade de Belgique à Alger comme attachée commerciale. Elle dira plus tard à sa collègue algérienne Farida Gacemi que le journalisme n’avait jamais été sa tasse de thé, et qu’elle préférait s’engager dans le monde des affaires.

En 2005, un communiqué émanant du ministère du commerce belge met fin à ses fonctions pour faute grave. Elle est alors vulgairement évincée pour avoir vendu des visas à coup de dizaine de milliers d’euros, faux usage de faux, faux diplômes…

C’est alors qu’elle se met en contact avec un ancien ministre belge des affaires étrangères, qu’elle suppliera de la recommander auprès du président Bouteflika. Elle est très vite embauchée, d’abord en tant que directrice de la presse écrite auprès du ministère de la communication avant de rejoindre El Mouradia comme directrice de la communication, puis responsable d’achat de matériel audiovisuel auprès de la présidence, avant d’essayer de prendre la place de HHC, Hamraoui Habib Chawki, ce dernier était à l’époque DG de l’ENTV. La tentative a avorté car Bouteflika avait décidé finalement de maintenir HHC à la tête de l’ENTV.

Farida BESSA est connue pour avoir un caractère bien trempé et un esprit conflictuel, « Aicha Rajel » comme on dit en dialecte algérien. Après plusieurs tractations, elle s’engagea à faire profil bas et en contrepartie, rejoindre son ancien poste de directrice de la communication mais pour se rouler les pouces car la présidence ne communique pas. C’est alors qu’elle va penser à fructifier son temps pour lancer son propre Business.

Lors de la partie II de cette série d’articles que nous consacrerons à l’énigmatique fortune mal acquise de Farida BESSA et sa famille, nous verrons comment elle est parvenue à placer son frère Djamel à la tête de la CNEP, comment elle a obtenu en 2001 un prêt sans intérêt de 10 milliards de centimes de cette même CNEP, sans que personne ne s’est soucié de la question de conflit d’intérêt puisque c’est son propre frère qui lui a ouvert la ligne de crédit. Nous verrons comment sa sœur ainée, Nadira, est passée de secrétaire dans une caisse sociale à PDG de « BESSA PROMOTION holding ». Nous saurons qui se cache derrière ce grand empire de l’immobilier de grand standing, ainsi que d’autres révélations liées à la corruption, le recel des avoirs, l’amitié avec des fondations israéliennes telle que Rotary International , etc…

A suivre….

CNP NEWS.