Ali Benouari va-t-il vider son sac sur la chaîne du FIS dissout, Al Magharibya, après avoir refusé de s’exprimer dans le journal le Monde ? Ce dernier a révélé hier lundi une information selon laquelle, Ali Benouari, ancien secrétaire d’état au Trésor a recouru aux services du cabinet panaméen Mossack Fonseca pour créer une compagnie offshore, Beroll Group SA, enregistrée aux îles Vierges britanniques. Une compagnie dissoute un an et demi plus tard, le 31 octobre 2001, et destinée à servir de paravent à la cession, au profit de Khalifa Bank, des actions qu’il détenait dans le capital de Société générale Algérie (SGA), la filiale locale du groupe français Société générale. Ali Benouari ne voulait pas que cela se sache.

Cette révélation est trop lourde de sens et de conséquences pour un farouche opposant algérien qui a toujours prôné la transparence en montrant lui-même pattes blanches. Hier, pris de court, Ali Benouari a décliné l’invitation du Monde pour s’expliquer sur des faits qui vont certainement donné un coup dur à sa  crédibilité et sa popularité parmi la population algérienne.

Son flop sur Al Magharibya, la chaîne du fils de l’ex patron du FIS dissout, vantant les mérites et l’intelligence de Marine Le Pen, la fille de Jean Marie Lepen, « Le tortionnaire » comme le surnomma le général Massu, Ali Benouari a choqué profondément la diaspora algérienne de France et les anciens combattants et enfants de Chouhada. Il a souhaité la victoire de Marine Le Pen, arguant que l’extrême droite ne cautionnera pas le régime totalitaire d’Alger. Selon sa logique, Marine Le Pen, en expulsant les Algériens de France chez eux, elle contribuera indirectement à l’instauration de la démocratie et au développement du pays, ce qui va entrainer, toujours selon lui, le plein emploi et la fixation des algériens chez eux. Ainsi, débarrassée des immigrés algériens, Marine le Pen trouvera son bonheur et …Benouari son compte.

Contacté par nos soins, un grand ami à Benouari nous dira: « Si Ali s’exprime sur Al Magharybia pour réagir à la révélation du « Panama papers » sur sa société offshore aux iles vierges britanniques, il signera de sa propre main la fin de sa popularité en Algérie. La chaîne est très suivie par des jeunes qui ont vu en lui un potentiel président propre, verront désormais un homme comme tous les autres corrompus d’Algérie qui dérobent l’argent du peuple pour le placer dans des banques étrangères ».

Il faut préciser que contrairement à ce qui a été rapporté par Le Monde, Ali Benouari n’a jamais été gouverneur de la banque centrale d’Algérie mais bien responsable de la trésorerie de changes et des marchés financiers auprès de cette même banque comme il l’indique lui-même dans sa biographie. Il n’a pas été non plus ministre des finances ni ministre délégué au Trésor mais bien secrétaire d’état au Trésor, comme l’affirme ses anciens collègues.

CNP NEWS.