C’est le service de Porte-parole du SEAE, service européen pour l’action extérieure, par la voix de son attachée de presse Madame N. Massrali qui a affirmé ce matin à notre correspondante à Bruxelles que l’Union européenne n’enverra pas d’observateurs  électoraux en Algérie pour contrôler le déroulement des élections législatives du 4 mai prochain.

L’attachée de presse a indiqué que contrairement à 2012, l’Union européenne en 2017, à la demande des autorités algériennes, a accepté d’envoyer une équipe très restreinte d’experts techniques pour contrôler la logistique mise en place par les autorités algériennes à l’occasion de la tenue des élections législatives. Les experts auront pour rôle de constater et d’évaluer dans un rapport, les conditions mises en œuvre à cet effet. Le contrôle technique se fera au niveau d’une centaine de bureaux de vote sur un total de plus de 50.000 bureaux disponibles dans toute l’Algérie.

Il faut absolument faire le distinguo entre deux catégories de mission d’observation, électorale et technique. Il est question de la deuxième catégorie concernant l’observation des élections législatives du 4 mai 2017, précisera Lila Haddad, la correspondante de CNP NEWS à Bruxelles, accréditée depuis 27 ans auprès de l’Union européenne.

Il est clair donc que le petit « oui diplomatique» de l’Union européenne est un message très fort à l’endroit des autorités algériennes eu égard de la situation très inquiétante qui prévaut en Algérie et l’ambiance malsaine dans laquelle se préparent les élections législatives.

Il faut rappeler qu’en 2012, l’Union européenne avait répondu favorablement à la demande des autorités algériennes pour l’envoi d’observateurs électoraux. Une importante délégation d’Eurodéputés conduite par l’eurodéputé espagnol, José Ignacio Salafranca, avait alors fait le déplacement. Le fiasco qui s’en est suivi tant au niveau de la communication que du terrain, a visiblement décidé l’Union européenne d’éviter une mauvaise interprétation de sa coopération, fut-elle symbolique.

Il faut se souvenir aussi d’un grave incident survenu en 2012 qui a consisté à interviewer José Ignacio Salafranca, le chef de la mission d’observation européenne, par la télévision algérienne, ENTV, sur son appréciation du déroulement des élections législatives de 2012. L’eurodéputé s’exprimant en français, s’est étonné de se voir doubler en arabe par une traduction mensongère lui faisant dire tout le bien qu’il pensait des élections législatives algériennes, démocratiques et transparentes !

CNP NEWS.

Photo: Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne.