Elle s’est contentée de rencontrer Lamamra, lancera un journaliste algérien à son confrère italien qui tentait d’obtenir d’amples informations au sujet de l’état de santé du président Bouteflika. Elle, c’est Federica Mogherini qui, comme Bernard Cazeneuve, ne rencontrera pas Abdelaziz Bouteflika. La haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, la politique de sécurité et de défense, est rentrée à Bruxelles sans la traditionnelle vidéo-montage de persuasion massive, tant attendue par les algériens et le reste du monde.

Aucune explication officielle sur l’annulation de la rencontre n’a été donnée par les autorités algériennes à part un silence assourdissant. Federica Mogherini qui, selon nos sources, se rendait en Algérie pour rencontrer prioritairement Abdelaziz Bouteflika, s’est contentée de blablater avec des responsables algériens sur la coopération dans les domaines politique, économique, sécuritaire et social dans le cadre du partenariat UE-Algérie.

Hormis les 2 fausses-vraies vidéos montées et diffusées par la télévision étatique algérienne, ENTV, montrant A. Bouteflika en séance de travail sur de gros dossiers avec le ministre algérien des affaires africaines, puis A. Bouteflika avec le président du Congo, en discussion très animée, hormis ces images, plus rien n’a filtré de Zeralda. Pour rappel, les deux vidéos avaient pour but de démentir les médias donnant Bouteflika cliniquement mort.

Le président algérien aura décliné à ce jour, tous les rendez-vous programmés avant son coma profond en février dernier. Ni la chancelière allemande Merkel, ni le président iranien Rohani, ni le ministre espagnol des affaires étrangères Dasis, ni le premier-ministre français Cazeneuve, ni la haute représentante de l’UE, Mogherini, n’auront rencontré A. Bouteflika que les responsables algériens, donnent pour vivant, en bonne santé et en charge des affaires du pays.

CNP NEWS.