Le Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a dérapé…gravement, lors de sa visite à Rouiba le 31 mars courant. Il a qualifié les boycotteurs des prochaines élections législatives de « HRAMIA », ce qui veut dire en dialecte algérien, bâtard au pluriel.

Connaissant le personnage, agité, nerveux, le cerveau hyperactif et dispersé, Abdelkader Zoukh, ne se rend même pas compte de ce qu’il débite, à peine un mot sorti que le précédent est déjà oublié. Ce qui est certain, c’est qu’il est prêt à tout pour plaire, quitte à utiliser des termes malsains et quand on arrive à ce point d’insanité, il faut tirer la sonnette d’alarme.

En fait, Abdelkader Zoukh exprime une réalité, c’est qu’il y a péril dans la demeure. Le régime en place est pris de panique. Selon des récents sondages, le taux de participation ne déplacera pas les 20 % ! On a presque envie de dire que seuls les candidats eux-mêmes et leurs familles, leurs amis et les voisins, iront voter.

Cette fois, même les caméras de « l’orpheline » et de ses 50 demi- sœurs, ne pourront rusés. Ils auront beau serrer leurs plans, le vide autour des urnes et des bureaux de vote sera criant ! A moins d’utiliser des images d’archives et les montages-vidéos, le sport national du régime politique en place, pour tromper l’opinion nationale et internationale pour dire le succès virtuel du déroulement des élections législatives de la honte.

Qu’ils soient adultérins ou malins, les boycotteurs ont déjà choisi leur députée, elle s’appelle « Madame abstention », n’en déplaise à Zoukh et ses maîtres d’El Mouradia.

Les agissements du régime politique en place et ses élections inutiles, amusent les grands et les petits, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Les jeunes algériens avec leur humour décapant, sont allés remplacer les photos des candidats sur les pancartes électorales par des sachets en plastique qui symbolisent en Algérie la corruption. Les places à l’Assemblée Populaire Nationale (le Parlement), s’achètent à coup de milliards de centime. Une perversion qui a atteint des summums dans l’Algérie des Bouteflika.

CNP NEWS