La réponse tiendrait à une phrase : échange de bons procédés ou encore le deal de la honte, dit vulgairement : Fermez vos gueules sur la corruption, le recel des avoirs, le vol, le pillage, on ferme nos gueules sur le crime de guerre et le crime contre l’humanité perpétrée par la France entre 1832 et 1962.

Pourquoi alors Emmanuel Macron rouvre la plaie en remettant cette question au goût jour ? Souvenons – nous, fin janvier 2017, François Fillon revenait de l’ile de la Réunion quand Emmanuel Macron se rendait en Algérie en février 2017. Le premier avait déclaré aux Réunionnais que : «L’esclavage, la colonisation, la traite des êtres humains, étaient des abominations. L’oubli n’est pas possible ! » Et de poursuivre : « Mais il n’est pas juste que la France d’aujourd’hui porte des crimes commis il y a plus d’un siècle et demi. L’aspiration légitime à voir ce passé douloureux connu et reconnu ne doit pas conduire à opposer mais à rassembler les Français».

Le deuxième, Emmanuel Macron déclara aux Algériens que : «Nous devons présenter nos excuses à celles et à ceux qui ont subi la barbarie […] Je pense qu’il est inadmissible de faire la glorification de la colonisation. Certains ont voulu faire cela en France, il y a dix ans. Jamais vous ne m’entendrez tenir ce genre de propos. J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité.» Et de conclure : «La colonisation fait partie d’un passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes. La France a installé les droits de l’homme en Algérie, mais elle a oublié de les lire […] Tout en reconnaissant ce crime, je ne veux pas qu’on tombe dans la culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien.»

Un véritable vacarme en France, un silence radio en Algérie

Pourquoi la France presque entière s’est indignée des déclarations de Macron en Algérie ? Et pourquoi le régime algérien actuel est resté muet ? Sans doute, si ça ne tenait qu’à Bouteflika et ses nervis, au diable la reconnaissance des crimes perpétrés par la France durant la colonisation ! Au diable les excuses ! Un jour Abdelmalek Sellal, le premier ministre algérien sans pouvoir ni prérogatives, avait déclaré à demi-mot à l’occasion de la visite de François Hollande en Algérie en réponse à la demande pressante des Algériens d’exiger à la France de reconnaitre ses crimes : « Qu’est-ce que ça change ? Et d’ailleurs ce n’est pas le moment ».

Les Bouteflika sont en Algérie pour piller, ils le prouvent tous les jours depuis 1999.

Pour le moment, les Bouteflika et leurs nervis sont fort occupés par le pillage. Les Bouteflika et leurs nervis n’offriront jamais ce cadeau au peuple algérien autochtone dont ils ne sont pas issus les Bouteflika allochtones. Ils ne lèveront pas le petit doigt à ce sujet tant que leurs intérêts personnels sont en jeu. Ce qui n’est pas un secret pour personne, c’est que les Bouteflika sont en Algérie pour piller, ils le prouvent tous les jours depuis 1999. Les Bouteflika sont venus pour dévaster l’Algérie, toute l’Algérie, ses terres, ses êtres, ses richesses, ses institutions civiles et militaires. Ils ont presque gagné, presque… car l’après Bouteflika nous dira s’ils sont parvenu aussi à dévaster l’âme des Algériens.

Abdelaziz Bouteflika déclara à Bruxelles : L’Algérie est un département français !

La vérité, avec sa part d’affreuse noirceur et de tragédies est que Bouteflika et ses frères sont tous nés sur une terre française. Au plan personnel, les Bouteflika ne peuvent s’empêcher d’éprouver un moment d’hésitation chaque fois qu’ils doivent remplir la case «pays » d’un formulaire. S’ils indiquent «Algérie » c’est vrai mais inexact car la république était alors «une et indivisible ». S’ils optent pour la France, c’est exact mais caduc. Sur le plan professionnel, la déclaration du président Bouteflika lors de sa visite à Bruxelles en décembre 2001, était un lapsus révélateur. Devant un parterre de journalistes, algériens, arabes et internationaux juste après avoir assisté au paraphe de l’accord d’association EU-Algérie se souvient Lila Haddad, alors correspondante de KNEWS et l’ENTV à Bruxelles, Bouteflika dira: «  En principe, il n’ y a pas besoin de conclure un accord d’association avec l’Union européenne. La France étant membre fondateur de l’UE et l’Algérie étant un département français lors de la signature des accords de Rome en 1957, alors l’Algérie est déjà membre de l’Union européenne »

Pourquoi donc la France fera des excuses aux Algériens, puisque aux yeux des Bouteflika l’Algérie est toujours française, tout comme l’est l’Ile de le Réunion ? L’Algérie est telle définie par les Bouteflika, un département de la France d’Outre–Mer.

Pourquoi donc l’Algérie de Bouteflika réclamera des excuses puisque la France protège leurs intérêts personnels et passe sous silence leurs exactions au plan économique, politique et des droits de l’Homme ?

CNP NEWS.