La dixième réunion du conseil UE-Algérie aura lieu demain lundi à Bruxelles au siège du Conseil européen pour examiner une série de dossiers dans le cadre de la nouvelle politique européenne de voisinage. Des dossiers qui fâchent la partie algérienne seront évoqués, comme la question de la mauvaise gouvernance, la corruption, le muselage de la  la presse et la mainmise sur la société civile, qui sont considérés par l’Union européenne comme sources d’insécurité pour les pays européens. Ces dossiers, paume de discorde entre les deux partenaires, sont souvent appréhendés avec une prudence telle que l’UE « mord sur sa chique » pour les passer sous silence afin de protéger ses intérêts les plus vitaux. Le reste de la discussion sera accès sur la coopération dans le secteur de l’énergie, la migration et la mobilité.

La haute représentante de l’Union européennes pour les affaires étrangères et la politique  de sécurité et de défense, Federica Mogherini, et le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de l’Algérie, Ramtane Lamamra, discuteront également, entre autres, de la situation régionale en Libye, au Mali et au Sahel.

LamaMra laissera demain à Bruxelles, la bagatelle de 40 millions d’Euros

A l’issue de cette rencontre, trois conventions de financement de l’UE seront signées, un programme d’appui au développement des énergies renouvelables et à la promotion de l’efficacité énergétique en Algérie (10 millions d’euros), un programme de réforme des finances publiques (10 millions d’euros), un programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association (20 millions d’euros).

Trois programmes aux intitulés aussi ambigus qu’opaques pour lesquels l’Algérie devra  débourser ou empocher 40 millions d’euros ( on le saura lundi) ainsi que les intérêts, sans l’aval du peuple comme c’est le cas dans les pays démocratiques.