Depuis l’impotence mentale et le handicap moteur déclarés et visibles du président algérien Abdelaziz Bouteflika, les ambassadeurs des grandes puissances occidentales auprès de la République algérienne, se bousculent aux portions de Talaie El Hourriet présidé par Ali benflis, ancien candidat à l’élection présidentielle et ancien chef de gouvernement. Il est visiblement celui qui suscite le plus grand intérêt de la part des pays qui souhaitent renforcer leurs relations diplomatiques, économiques et commerciales avec l’Algérie de l’après-Bouteflika.

Une myriade d’ambassadeurs, américain, canadien, britannique, français, italien… sont reçus régulièrement à leur demande, par le fondateur du parti Talaie El Hourriet et ses collaborateurs. Certains ambassadeurs n’ont même pas attendu la finalisation de la constitution du parti pour solliciter un entretien avec l’ancien chef de gouvernement.

La fréquence et la régularité de ces entretiens enragent le pouvoir actuel qui tente d’entraver et de travestir l’objet et la finalité de cet état de fait. Le président de Talaie El Hourriet, connu pour être très légaliste, il sait qu’il est dans son rôle et dans son droit. Ces entretiens qui n’ont jamais lieu à huis clos, se déroulent dans les règles de l’art, et en présence de représentants du bureau central du parti et des membres de la société civile.

Le régime de Bouteflika sonne le glas

L’incurable optimisme d’Ali Benflis pousse le régime de Bouteflika au déclinisme le plus général. Ce régime ment au peuple, lui impose l’austérité au motif d’un déclin sur les plans tant économique que financier comme s’il n’avait aucune responsabilité de la faillite généralisée. La famille au pouvoir est acculée à déposer le bilan et pour faire diversion, la tribu tente vainement, via ses médias inféodés, de provoquer une situation contraignante à Ali Benflis lequel connait par cœur ses classiques : il a vocation comme tous les présidents de partis de l’opposition, d’échanger des vues sur la situation des relations politiques et de coopération économique et commerciale entre son pays et les autres nations. Sans doute, ce qui rend sa tâche plus ardue au régime bouteflikiste, c’est qu’il ne peut pas non plus, interdire aux ambassadeurs accrédités de solliciter des entretiens auprès des partis politiques de l’opposition.

Il faut se rendre à l’évidence, la préparation de l’après-Bouteflika s’accélère. Les élites politiques et de la société civile y travaillent en ce sens. Les pays étrangers devront composer avec un nouveau chef d’état qui pourrait représenter très valablement son pays s’il est élu démocratiquement par le peuple. Ils devront accepter un homme qui tient à remettre le pouvoir aux Algériens.

Benflis et le Soft Power à double sens

Contacté par nos soins, un diplomate américain a indiqué que tenant compte de ses propres conclusions, Ali Benflis ne veut pas d’un Soft Power à sens unique, tel que appliqué par les grandes puissances depuis son invention il y a une dizaine d’années. Il mise sur une politique internationale qui s’inscrit dans une formule à double sens. Il semble vouloir fonctionner non pas sur le mode de « la carotte et le bâton », mais sur celui de l’équité dans les rapports, c’est-à-dire la capacité de faire en sorte que l’autre veuille la même chose que soi. « Vous voulez la démocratie, nous la voulons aussi, vous voulez la prospérité et la stabilité pour vos peuples, nous aussi, vous voulez le rayonnement scientifique et technologique, nous y aspirons aussi.

Il est clair que ces convictions séduisent les grandes puissances qui ont enfin compris qu’il est d’abord dans leur propre intérêt que le pouvoir soit confié au peuple algérien et que la démocratisation de l’Algérie de l’après-Bouteflika, est au-delà d’un vain mot, c’est un préalable pour la protection des intérêts vitaux, et de l’Algérie et de ses partenaires régionaux et internationaux.

CNP NEWS.