C’est lors d’un débat sur les Droits de l’Homme en Algérie, organisé par la télévision Echourouk dans l’émission «  Place au débat » de Khaled Drareni que le journaliste et ancien directeur du quotidien « la Tribune », Abdelkrim Ghezali, a qualifié doctement les médias algériens de corrompus jusqu’à la moelle épinière.

Selon nos sources l’émission de télévision en question a été enregistrée le 15 décembre dernier mais a été censurée suite au lobbying de Saida Benhabilès qui avait pris part elle aussi à cette même émission. L’émission sera diffusée , in fine , uniquement sur u tube.*

Les propos de notre confrère Abdelkrim Ghezali corroborent les positions de la rédaction de CNP NEWS qui s’est trouvée souvent seule à informer de l’actualité occultée par les médias inféodés au régime de Bouteflika ou ceux financés par Al Saoud.

Pour ne citer qu’un exemple, aucun média local n’a relayé l’information sur l’appel à la grève générale prévue pour le 2 janvier 2017 qui a pourtant fait boule de neige grâce aux réseaux sociaux. Ni les médias dits lourds ni la presse écrite basés n’ont osé ébruiter cette initiative sans précèdent. « La presse algérienne a cessé d’être solidaire, elle a cessé d’être une corporation agglomérée par certains principes que sont le code de déontologie et la charte d’éthique universelle » dira Abdelkrim Ghezali, dans l’émission de Khaled Drareni, « Place au débat » , et de poursuivre, « La corporation, je le dis et je le répète, la corporation des journalistes est corrompue jusqu’à la moelle … j’accuse publiquement ma corporation, nous sommes corrompus, nous avons été corrompus ».   

Quant aux médias d’obédience islamiste qui activent depuis l’étranger, Al Asr, Al Magharibya et Sabq Press, notamment, motus et bouche cousue eux aussi, mais pas pour les mêmes raisons que leurs confrères basés à l’intérieur du pays. Pour les médias islamistes, les grèves pacifiques ne cadrent pas du tout avec leurs missions et les objectifs de leurs financeurs. La situation chaotique qui prévaut en Algérie est leur fonds de commerce, ils y puisent leurs sujets et leurs inspirations. Ils prient tous les jours que Dieu fait pour que la situation actuelle en Algérie perdure, elle est leur source de débats et de polémiques sur les problèmes superficiels. Leur but caché, c’est recruter et endoctriner un maximum d’esprits égarés et de cerveaux fragilisés,  restés en jachère depuis la dissolution du front islamique du salut. En attendant l’instauration du Calife en Algérie, les jeunes algériens trouvent leur salut dans ces médias financés par Al Saoud, le Calife des Califes.

CNP NEWS.

*Lien de l’émission http://www.chouf-chouf.com/actualites/lemission-place-au-debat-sur-la-situation-des-droits-de-lhomme-en-algerie-a-ete-censuree/