La victoire de l’ancien premier ministre français, François Fillon, à la primaire de la droite, a donné des idées et des ailes à Saïd Bouteflika, sans emploi, sans titre officiel mais décideur exclusif du destin de toute une nation. Sans perdre une minute, l’homme s’est lancé au lendemain de la victoire de Fillon dans une extrême exaltation pour mettre à exécution un plan mijoté depuis le début de la campagne des candidats de la droite à l’élection du Président de la République française qui se déroulera le dimanche 23 avril 2017.

Said Bouteflika quémande un rendez-vous

Saïd Bouteflika va faire des pieds et des mains pour tenter de décrocher un rendez-vous avec François Fillon afin de le persuader de l’alacrité de son frère impotent et de la nécessité de le soutenir pour un 5ème mandat au nom de la sécurité et la stabilité de l’Algérie et des intérêts politique, économique et géostratégique de l’incontournable France.

Le filon était vite trouvé pour approcher le futur Président de la France. Le moyen ingénieux que Saïd Bouteflika a cru détenir pour appâter le très probable futur Président français, était bien entendu l’argent public ou du moins ce qui reste dans le fonds de caisse. Pour tâter le terrain, il va dépêcher le presque analphabète trilingue, Ali Haddad, président du FCE, Forum des Chefs d’Entreprises, auprès de son « homologue » français, Pierre Gattaz, président du puissant Medef, Mouvement des Entreprises françaises.

Ali Haddad renvoyé main devant main derrière

La mission d’Ali Haddad était précise, convaincre les proches de Fillon dans le but d’organiser une hypothétique et improbable rencontre informelle entre François Fillon et Saïd Bouteflika. Le président du FCE va marmonner inlassablement des phrases toutes faites avec la loquacité qu’on lui connait… il retournera bredouille, main devant main derrière.

Fillon n’est pas Hollande

Le pantin, Ali Haddad en l’occurrence, a d’abord essayé de flirter avec trois mastodontes du patronat français, connus pour être des amis loyaux de François Fillon. Le flirt a échoué car ces hommes aguerris savent pertinemment que ce ne sont plus les Bouteflika qui décideront de l’octroi des marchés juteux en Algérie car le pays suffoque et les caisses du Trésor algérien sont presque vides. Ils savent aussi que la dynastie des Bouteflika ne tient plus qu’à un fil. C’est pour ces raisons et bien d’autres qu’ils ne sont pas aller par quatre chemins pour le faire comprendre au messager de Saïd Bouteflika : « Fillon n’est pas Hollande, il ne se laissera pas corrompre par un président finissant ».

Le « niet » de Fillon à  Said Bouteflika est sans appel

La réponse de François Fillon était claire, nette et précise, un refus catégorique à l’invitation de Saïd Bouteflika : « Non, je refuse catégoriquement de le recevoir ». Le « NIET » du futur Président de la République Française a résonné comme un ouragan dans l’oreille interne du « grand » Saïd, l’homme le plus détesté d’Algérie.

Les Bouteflika ne sont pas prévus dans la politique étrangère de Fillon

Finalement, ni le harcèlement du Schtroumpf paresseux Ali Haddad, ni le défilé incessant entre Alger et Paris des hommes des Bouteflika, n’ont réussi à convaincre François Fillon lequel a déjà découvert quelques cartes de sa politique étrangère. Le NON de Fillon est un signal fort pour celui qui n’est ni un homme politique, ni un diplomate, il n’est RIEN et ne représente RIEN, en tout cas, c’est comme tel qu’il est perçu par Fillon et son entourage politique et économique. Le NON de Fillon confirme le faussée qui sépare celui qui a qualifié Bouteflika d’alacre et celui qui pense que pour Bouteflika, c’est le début de la fin.

CNP NEWS.