Les faits remontent à la mi-février 2016 lorsque Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l’ONU a participé à la prière dédiée à la Journée Internationale de l’Holocauste dans la synagogue de Park East à Manhattan. Il était alors accompagné de l’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU ainsi qu’une trentaine d’autres ambassadeurs. L’Algérie était représentée par un certain Mehdi Remaoun, le fils de la controversée et tristement célébrissime ministre de l’éducation algérienne Nouria Benghabrit.

Au moment des faits, nos sources n’avaient pas souhaité ébruiter l’information de peur de représailles. De notre côté, nous devions encore nous assurer de sa véracité. Finalement notre acharnement a payé, Mehdi Remaoun, avait bien pris part à la « Min’ha », La prière juive de l’après-midi, au sein de la synagogue de l’East Park à Manhattan.

Le gamin à peine sevré, remplaçait – il l’ambassadeur Sabri Boukhadoum à son insu ou avec son aval ? Cette question qui nous a longtemps taraudés demeure, cependant, très difficile à vérifier.

Les services de protocole de l’ONU avaient remis une liste de participants postée la veille de l’évènement sur le site de la synagogue d’East Park. « Le nom du premier secrétaire de la mission algérienne auprès de l’ONU y figurait bel bien mais sans vigilance, on ne l’aurait pas remarqué et pour cause, la liste des participants affichait d’abord les noms suivis des prénoms, mais l’orthographe du prénom de notre Mehdi national était changée, on pouvait lire Médi au lieu de Mehdi », assure notre source.

Pour rappel, le fils de Nouria Benghabrit est le numéro deux de la mission algérienne auprès de l’ONU. Premier secrétaire, le jeune Mehdi alias Médi est chargé des questions juridiques et opérations de maintien de la paix. Faut-il rappeler aussi que Mehdi Remaoun n’a aucune formation en droit tout court ni en droit international. Sa connaissance de la langue anglaise serait très scolaire si l’on croit ses anciens collègues du ministère des affaires étrangères.

Le choc et la consternation des Algériens sont d’autant plus justifiés car Mehdi Remaoun a déjà défrayé les chroniques quand, indignés, les mêmes Algériens découvraient à leurs dépens que du haut de ses 28 ans, Médi ou Mehdi, occupait un poste un peu trop grand pour sa taille, un salaire astronomique et des avantages extra-légaux illimités.

Il faut noter que le port d’une kippa dans une synagogue ne prouve en rien la judaïté de la personne qui la porte. C’est comme dans une Mosquée, il faut se déchausser avant d’y pénétrer sans être pour autant musulman, mais quand un pays ne reconnait pas un autre, il devient difficile de comprendre comment ni pourquoi l’Algérie officielle a participé à la célébration de la Journée Internationale de l’Holocauste initié par l’État d’Israël.

CNP NEWS.

*Que Mehdi Remaoun et sa famille soient de confession juive, cela ne pose en soi aucun problème aux Algériens. Le judaïsme est une religion monothéiste reconnue par l’Islam et respectée par les musulmans. Ce qui choque et consterne les Algériens c’est que l’Algérie comme presque la totalité des pays arabes, ne reconnait pas l’État d’Israël. Malgré cela,  le régime actuel a dépêché un diplomate, Mehdi Remaoun en l’occurrence, pour représenter l’Algérie à un événement initié par l’État d’Israël.