« Doublé d’un économicide’’, Abdelaziz et son frère cadet, Saïd Bouteflika, ont perpétré un étaticide » . C’est en ces termes qu’un éminent économiste algérien vivant en Allemagne a décrit l’œuvre inédite des Bouteflika. Des termes, il est vrai, n’existent pas ou pas encore dans le lexique de la langue française mais feront date, à coup sûr, dans la mémoire collective des Algériens, réduits au statut de sujets. Le suffixe « -cide », qui vient du terme latin caedere, « tuer » ou encore, « massacrer », les Bouteflika l’ont usé pour tuer l’État ou l’embryon de l’État algérien, « ils ont commis un CRIME extrême qui a consisté à troquer l’État contre leur bon vouloir, ils sont devenus des intouchables super-puissants qui font et défont les textes de loi dans l’illégalité absolue, qui décident de la vie et de la mort politique des femmes et des hommes qui osent les contredire. » a explicité l’économiste germano-algérien, qui souhaite gardé l’anonymat par crainte de représailles. on l’appellera ici  « Mourad l’Algérien »

La Constitution algérienne est devenue comme un costume, tantôt trop étroit tantôt trop large, les Bouteflika l’ajustent selon leurs objectifs personnels du moment. En 2008, par exemple, pour déverrouiller le nombre de mandats que peut briguer le Tsar – Président, le costume a subi des retouches pour aller comme un gant à Monsieur Boutelflika pour qui la Constitution n’est qu’un texte de loi comme un autre, que l’on bricole au profit d’intérêts personnels. Il en a fait une Constitution présidentialiste, où le Président n’a en face de lui aucun contre-pouvoir. Il veut exercer le pouvoir en dehors de toute forme de Constitution.

Après son AVC, Bouteflika se fait seconder par le machiavélique Saïd qui va très vite s’auto-désigner, sans trop de bruit, le monarque absolu de toutes les AlgérieS, celle de Abane et de Hassiba, celle des parvenus, celle des imposteurs, celle des nouveaux riches, celle des laisser pour compte et celle des oubliés dans les bidonvilles. Le tsarisme du souverain Abdelaziz va, donc, petit à petit laisser place à l’absolutisme où Said se confère tous les pouvoirs même ceux de jeter dans les poubelles les puissants généraux longtemps craints et respectés par l’exécutif civil de façade.

De l’étaticide à l’econimicide

La mort de l’économie a été systématique et programmée. Les calculs ont été étudiés et analysés depuis Dubaï, bien avant que Bouteflika ne foule le sol algérien après sa longue hibernation. Il a transgressé la frontière du droit et de la morale, la montée du prix du baril de pétrole, a fait le reste.

« En réalité les deux massacres ont eu lieu de façon concomitante et bien échafaudée« , dira Mourad l’Algérien. et d’ajouter « Les deux frères « PrésidentS », brassant des milliards de dollars, ont piétiné les dispositifs des lois d’investissement existantes. Ils en ont fait qu’une bouchée pour ouvrir grandes les portes aux destructeurs étrangers moyennent des liasses de billets verts. » Tout est légalisé, de la gestion défectueuse d’une administration infectée de népotisme, en passant par la petite corruption passive, jusqu’à à la corruption active qui se pratique aux vus et aux sus du monde et comment, puisque ce sont les grandes puissances économiques, la France et les USA en tête qui en profitent.

Désastre économique et ravage écologique

Jamais l’Algérie n’a connu pareil désinvestissement économique et ravage écologique. L’économie algérienne se conjugue désormais à l’import / import. On importe du maçon chinois à l’expert en communication israélien. On brade les terres de la Métija, on vend le sous-sol de gaz de Schiste à qui veut explorer et exploiter, et on loue le désert aux bédouins du golfe arabique pour des parties de chasse d’outardes et de gazelles sans jamais se soucier de l’homme, de la faune et de la flore.

La corruption est devenue un divertissement qui rapporte gros. La complaisance des grandes puissances allant crescendo a permis aux corrompus PrésidentS d’obtenir des rétributions crescendo. Pour les banques américaines, françaises, et même israéliennes, l’ouverture de multiples comptes et l’achat de produits financiers tous azimuts par les groupes mafieux au pouvoir depuis 1999, ont été une aubaine inespérée pour les banques occidentales au bord de la faillite.

Il n’y a pas de PHARE autour duquel l’Algérie peut trouver la lumière

Que reste-t-il aux petites gens abusées et inconscientes ? N’allons pas trop vite en besogne ! Le Tsar n’a pas encore dit son dernier mot, en 2099, par extrapolation, son héritier arrière – neveu aura franchi la dernière frontière pour s’autoproclamer à son tour, Empereur d’une Algérie de 150 millions d’habitants d’un pays qui n’avait pu sortir de terre qu’après de douloureux sacrifices.  En effet, le cri dans le monde d’une Algérie longtemps colonisée n’a pas été suffisamment entendu. L’Algérie n’a pu, et même à ce jour, se frayer un chemin que dans l’interstice des affaires du monde, dans l’encoignure de la politique dominée par les puissances étrangères ou à la cynique faveur de ses malheurs.

Il n’y a pas de PHARE autour duquel l’Algérie peut trouver la lumière, un repère d’entraide ou de ralliement pour porter haut la construction d’un État nouveau et d’une économie rationnelle,  dignes de tous le sacrifices.

CNP NEWS