Il faut dire d’emblée que les algériens pour moult raisons, culturelles et religieuses notamment, éprouvent un certain mépris à l’égard des femmes, elles sont perçues comme inférieures par « le sexe fort ». Il se trouve que le ministre algérien de l’Éducation est une femme, elle est dès lors haïe par 50 % d’algériens. Autrement dit, 20 millions de misogynes et de misogynes potentiels n’éprouvent aucune empathie envers leur ministre de l’Éducation. De plus, issue d’une génération éduquée en français, il faut encore soustraire près de 75% des 20 millions de femmes « arabosalafisées », soit 15 millions de « folles de Dieu » qui lui sont entièrement hostiles. Combien reste-t-il de soutiens à Benghebrit ? 5 millions ? Que nenni, point du tout, car parmi ceux-là, il faut retrancher tous ceux qui ne sont pas favorables au régime et qui considèrent que la fonction qu’elle occupe n’a aucune légitimité puisqu’elle a été attribuée par un chef d’état lui-meme illégitime. D’autres Algériens ne la soutiennent pas du fait du népotisme grâce auquel elle a obtenu son poste et a fait obtenir un poste à son fils Mehdi Ramoun, âgé de 25 ans.

La nomination de son fils Mehdi, un Benghebrit-gate

La nouvelle concernant la nomination du fils de la ministre, révélée sur la page Facebook d’une journaliste, s’est propagée comme une trainée de poudre. Elle a été partagée des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux, puis relayée par la presse locale. Ce véritable BENGHEBRIT-GATE, avait scandalisé les Algériens surtout les jeunes diplômés qui « tiennent les murs », pour reprendre l’expression usitée pour qualifier les jeunes sans-emploi. Il faut préciser que 45% de la population en âge de travailler est au chômage de longue durée, non indemnisé.

Des centaines d’énarques rêvent de partir en poste à l’étranger

La nomination du jeune Mehdi au poste convoité par des centaines d’énarques en fonction depuis au moins 25 ans et frustrés de n’avoir jamais été promus pour un poste à l’étranger, a suscité colère et indignation de l’Algérien lambda. Le jeune Mehdi par le miracle du piston, s’est vu parachuter à New York en qualité de 1er Conseiller de l’ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU avec un salaire et des avantages extra-légaux cent fois plus haut que le salaire d’un jeune cadre algérien détenteur du même diplôme et de la même expérience. (La rédaction de cnp news a pris la décision de ne pas révéler le salaire du fils de la ministre par respect à la dignité des jeunes algériens qui, à compétence égale ne jouissent pas de salaire égal à celui de Mehdi).

Nouria Benghebrit-Ramoun surmédiatisée à outrance

En réalité, cette dame a le profil type des victimes que Saïd Bouteflika aime à mettre en avant. Il l’a jeté en pâture à son insu aux médias pour faire diversion.  C’est d’ailleurs vrai aussi pour d’autres « guignols » tels que Sellal, Ghoul, Benyounès, Zoukh …

L’ancienne professeure de sociologie est devenue un véritable objet de risée, une sorte de mascotte nationale dont les bourdes amusent la galerie. Moquée à cause de son analphabétisme en langue arabe, trainée dans la boue à cause de ses origines religieuses : « Nouria Benghebrit – Ramoun est la seule ministre en Algérie et au monde à avoir consacré une page entière de sa biographie pour expliquer ses origines religieuses et ethniques » affirme un lecteur. Il faut dire que cette obsession à vouloir se justifier s’explique par le fait qu’être juif pour beaucoup d’Algériens est systématiquement lié au sionisme. «Tout le monde est au courant que sa famille maternelle et paternelle ainsi que son époux sont juifs de culte et de culture, sauf elle ! » nargue une fonctionnaire, amer pour n’avoir pas été retenue dans le quota des femmes ‘députées’ sélectionnées par les détenteurs du pouvoir.

La grande fuite des sujets de Bac, la goutte d’eau qui n’a pas fait déborder le vase 

Comme dit l’adage, un malheur ne vient jamais seul, la ministre a géré la fuite des sujets de baccalauréat de manière exécrable, frappée d’un amateurisme sans précédent et au lieu de rendre le tablier, elle va essuyer le couteau sur ses subalternes, anticipant un éventuel lâchage par le président faisant fonction. Mais contre toute attente, Saïd Bouteflika va à la rescousse de sa mascotte et va lui organiser une visibilité à faire pâlir ses collègues. L’Algérie tout entière va découvrir un close-up, sur tous les écrans de télévision,  focalisant sur Madame Nouria Bengebrit Ramoun aux côtés de l’ancien « Dieu » de l’Algérie, le général Mohamed Mediene alias Toufik, lors d’une cérémonie officielle. Sauf que « Dieu », est devenu entretemps un général retraité après avoir servi à redorer le blason de Bouteflika sur une période de 17 ans afin de le maintenir aux affaires contre vents et marrées. Malheureusement la sur-exposition de Benghebrit n’a pas donné l’effet escompté, la mayonnaise concoctée par Saïd n’a pas pris et pour cause, les Algériens n’en ont plus cure des généraux fantômes.

Il aurait dû la caser dans un autre ministère

D’aucuns diront que Madame la ministre doit son poste à ses origines tlémcéniennes, et que Bouteflika pouvait caser sa protégée dans un autre ministère plus discret et plus acceptable. « Il aurait dû lui octroyer le portefeuille de ministre chargée de l’émigration ou celui du développement et de la coopération » déplorent ses souteneurs. Enivrée par un portefeuille aussi exposé, l’ex professeure de sociologie, sortie de nulle part et totalement méconnue par les élites et le citoyen lambda, s’est laissée appâter par un cadeau empoisonné !

CNP NEWS.

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