Ahmed Ouyahia, 64 ans. Il est né pour tuer. Il tue à tour de bras, tout ce qui peut gêner les Bouteflika et leur clan: Les initiatives, les projets, les carrières, le progrès, les ambitions, les rêves des jeunes et moins jeunes. Il extirpe par la racine les opposants, islamistes, démocrates, kabyles, arabes, femmes, hommes.

Il est la bonne à tout faire, le boy, le larbin, le pollueur, l’instigateur, le conspirateur, le manipulateur, sans foi ni loi. Une non-personne comme l’a qualifié publiquement un ancien ministre.

C’est un microbe capable de phagocyter, sans trier, les bons et les mauvais. Il ingère par quantité, de son propre chef ou sur commande, les bonnes volontés, les leaders, les élites, enfin tous ceux qui peuvent faire de l’ombre à lui-même ou à ses commanditaires.

Le microbe a été diagnostiqué en 1978, il devient très vite un élément essentiel pour la destruction du pays. En effet, c’est en 1978 qu’il entre à la présidence de la République au département des Affaires africaines en tant qu’administrateur stagiaire. Selon la biographie qu’il a confié à Wikipédia, il aurait été envoyé en 1981 comme conseiller aux Affaires étrangères à l’ambassade d’Algérie en Côte d’Ivoire.

Pour lui, l’Afrique, c’est chic, elle rime surtout avec le fric! Il fait son blé lors de plusieurs postes diplomatiques notamment celui d’ambassadeur au Mali où il aurait négocié un pacte de paix entre le Mali et les Touareg.

il retourne au bercail pour occuper la fonction de chargé d’études au cabinet du ministre des Affaires étrangères. En 1994, Monsieur l’éradicateur devient « THE » négociateur avec son fils, enfin le fils du FLN, le fameux Front Islamique du Salut ! …

En vingt-quatre ans, les temps ont changé, mais pas les pratiques. Cette semaine, le larbin s’est vu imposé par ses maîtres aux universités de l’Union générale des étudiants algériens (UGEA) à Oran, il s’improvise tantôt stratège, tantôt visionnaire, ou encore conseiller scientifique : «Je n’ai rien contre les filières littéraires, mais nous avons besoin d’ingénieurs pour faire fonctionner le secteur productif… Nous avons des exemples de pays émergents comme l’Inde et le Brésil, mais dans ces pays des millions de gens vivent marginalisés dans la pauvreté et ceci n’est pas dans les valeurs de l’Algérie qui tient à sa justice sociale». Ne pouffez pas de rire, pour lui tout baigne en Algérie, « il faut juste valoriser le travail pour les futurs générations ». Mais sa génération à lui n’a pas besoin de travailler, elle vole, elle pille, elle spolie, elle « panamapapers », elle « offshore », elle investit dans l’immobilier, à Paris, en Espagne, à Dubaï, elle saigne le pays à blanc. Il ne faut donc pas prendre exemple sur sa génération, il faut aller chercher les exemples en Inde, au Brésil… Franchouillard à souhait le moustachu… à son insu.

A défaut d’optimiser la manne du gaz naturel, le porte-parole des pilleurs s’est mis à mentir gauchement. Il tente de rassurer sur l’affaire du gaz du Schiste. Selon notre confrère El Watan, pour Ouyahia, les manifestations sur les prétendues exploration et exploitation du gaz de Schiste au Sahara algérien, n’étaient pas justifiées car d’après lui l’Algérie n’est qu’en phase d’exploration expérimentale. Il ose même faire le parallèle avec les États Unis qui exploitent déjà le gaz de Schiste. Il déclare avec des simagrées ridicules : «Croyez-vous que les Etats-Unis ne se soucient pas de leur population, un pays où le citoyen est maître ?». Et encore une fois à son insu, le larbin de ses maîtres avoue qu’en Algérie, on ne se soucie pas de la population car comme tout le monde le sait, le citoyen n’est pas maître !

La carte de blanche d’Areski  A.