Ils bassinent le peuple depuis les années soixante-dix avec leur intention de sortir l’Algérie du statut de mono-exportateur et de la libérer de la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures. En attendant que le miracle se produise, ils se sont mis à renflouer leurs propres comptes à l’étranger, à investir dans des offshores, à acheter des biens immobiliers afin de garantir à leurs rejetons et à leurs arrières-rejetons à et leurs arrières-arrières rejetons, un avenir radieux. Pour leurs propres affaires, ils ont toujours eu une vision à très long terme! Pour les affaires de l’état, ils n’ont jamais vu plus loin que le bout de leur nombril. Et pour cause, dès l’annonce de la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole, les barons du régime ont informé de leur intention de geler les recrutements dans la fonction publique.  “Nous ne tolérons plus de recrutement dans la Fonction publique.” Blablatait, en novembre dernier, le ministre de la république bananière, chargé du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El-Ghazi.

Force est de constater qu’entre l’annonce officiel du gel des recrutements et aujourd’hui, des centaines de filles et de fils de la nomenklatura se sont vus attribués des postes clés dans la Fonction publique sans concours, ni véritables compétences.

En réalité, le danger est aux portes d’un peuple asphyxié, suffocant, muselé, mains et pieds liés, noyé dans un chômage galopant.  Selon les experts les plus avisés, le gel des recrutements sera bientôt suivi par des licenciements en masse et pour ceux qui auront « la chance » de se maintenir à leurs postes, succomberont à un gel total des salaires. La balle est désormais dans le camp du Pouvoir, il a le choix entre s’en aller ou… dégager .

CNP NEWS