Si la position d’Ali Benflis vis-à-vis du conflit sahraoui est claire comme l’eau de roche, celle de certains présidents de partis n’est pas toujours perçue de la même manière. La position du président du parti Talaie El Houriyet est celle de l’état algérien comme il aime à le rappeler à chaque grande occasion en relation avec le conflit sahraoui. Pour lui, sa position est juste et jouit d’un consensus national authentique.

Le raisonnement d’Ali Benouari, président du parti Nida El Watan non encore reconnu, n’est pas très loin de celui de son homologue Ali Benflis, Il pense néanmoins qu’il faut régler le conflit de manière globale adjoignant la dimension maghrébine.

Abderrazak Mokri qui au lendemain de son élection à la tête du mouvement de la société pour la paix en 2013, a laissé entendre qu’il ferait de son parti un vrai acteur de l’opposition, travaillant dans la clarté et la transparence. Quant à sa position du conflit sahraoui, même s’il ne s’est pas encore prononcé ouvertement, elle reste floue, ce que l’on comprend aisément en le sachant très proche de la mouvance des Frères Musulmans, il pourrait laisser croire qu’il se rallierait à leurs idéaux.

Ali Benhadj, vice-président du front islamique du salut dissout, n’ira certainement pas à l’encontre de la position des pays du Golfe. Plutôt proche du wahhabisme, sa conviction n’est pas très difficile à deviner, il reconnaitrait comme les Saoudiens, la marocanité du Sahara occidental.

Le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali a esquivé la question qui lui avait été posée récemment lors d’une interview accordée à CNP NEWS. Mais en démocrate convaincu, il versera certainement dans le sens de Benflis et Benouari. Il suggérerait en plus, d’impliquer l’opinion publique des pays concernés.

Amar Saâdani, secrétaire général de l’historique Front de Libération National, comme tout le monde le sait, il n’agit qu’au moyen d’un « remote control ». Il avait essuyé un flot de critiques quand il a laissé entendre avoir une position différente de celle adoptée par les autorités algériennes. Faut-il rappeler que l’Algérie campe sur ses positions depuis le départ des troupes espagnoles des territoires sahraouis en 1973 avec deux constantes, celle de s’en remettre aux décisions de l’ONU et celle de reconnaitre au peuple Sahraoui le droit à l’autodétermination.

Les déclarations d’Amar Saâdani sur sa supposée position lui aurait été soufflées par le maître d’Alger. Saïd Bouteflika, sans parti mais avec un pouvoir sans limite, serait l’actionneur de la « Remote control ».  De plus, son ascendance sur les derniers faucons de la prestigieuse armée algérienne, qui n’est plus à prouver, son pouvoir absolu sur tous les grands et petits dossiers du pays qui n’est plus un secret pour personne, ses solides relations avec les autorités et les services secrets français et par voie de conséquence ses atomes crochus avec les autorités et les services secrets marocains, laissent croire que l’homme manigance un dernier coup:Celui de céder le Sahara occidental à ses compatriotes Marocains. Souffrant d’un cancer avancé, Saïd Bouteflika va probablement jouer la carte de la terre brûlée pour chambouler le cours de l’histoire et pour rester fidèle à son frère agonisant.

Le machiavélisme du frère cadet d’un Président finissant, va-t-il le conduire à déroger à la sacrosainte unanimité sur la question sahraoui pour offrir sur un plateau d’argent le Sahara occidental à ses frères de sang marocains ? Céderait-il cet immense territoire au royaume chérifien? Cette configuration ne serait pas anodine eu égard des antécédents du maître Saïd. Si les voies du seigneur sont toujours impénétrables, les murs du Makhzen ont parfois des oreilles.

CNP NEWS.