C’est lors d’une interview exclusive accordée par Gilles Pargnaux, eurodéputé, président du groupe d’amitié Maroc-UE et Ali Benouari, ancien ministre algérien, président du parti Nida El Watan, que les deux hommes ont créé la surprise en s’engageant à organiser une conférence qui réunira des responsables politiques et des membres de la société civile du Maroc et d’Algérie pour discuter du conflit du Sahara Occidental. La conférence se tiendra au Parlement européen de Bruxelles à l’automne prochain.

L’initiative est une première du genre, elle vise à ouvrir un véritable dialogue sur le différend qui oppose les deux principaux protagonistes, Algériens et Marocains, lesquels ont toujours claqué la porte à toute tentative de discussion directe et bilatérale sur  la question du conflit du Sahara occidental qui perdure depuis plus de 43 ans.

L’Eurodéputé, Gilles Pargneaux pense que l’Union européenne peut jouer le rôle de facilitateur permettant ainsi de mettre tout le monde autour d’une même table afin de tenter de trouver une solution qui satisfait l’ensemble des parties concernées. Gilles Pargneaux, qui est aussi président du groupe Maroc-Union européenne, a indiqué que la proposition marocaine d’offrir une autonomie aux sahraouis pourrait être une bonne base de négociations. L’Eurodéputé a souligné l’importance que requiert le volet sécuritaire dans l’ensemble du Maghreb et des pays du Sahel. L’aspect économique est tout aussi important, il constitue un élément central dans la résolution du conflit sahraoui a t -il tenu à préciser.

Pour sa part, Ali Benouari, ancien ministre délégué au budget, privilégie des négociations intra-maghrébines sans l’intervention des puissances étrangères. Il renvoie dos à dos les deux états marocain et algérien qui selon lui n’ont pas été à la hauteur des responsabilités, il a appelé à rétablir la confiance entre Rabat et Alger. Il a indiqué que le conflit du Sahara occidentale n’est pas un facteur bloquant pour la construction d’une union magrébine, il préconise une sortie par le haut tout en préservant les intérêts de chaque état. Le président de Nida El Watan a déploré, par ailleurs, que les Algériens n’aient jamais voulu débattre à leur niveau du conflit du Sahara occidentale.

L’entièreté de l’interview sera publiée incessamment sur CNP NEWS.