Pour la majorité des Algériens, Ramadhan signifie un mois de fête et de piété en famille, voisins et amis. Cependant, pour la minorité, ceux qui ne sont pas musulmans, ne sont pas croyants, ou ne pratiquent pas, c’est un mois de galère, de privation et d’interdiction, de manger et de boire publiquement, dans un café ou un restaurant. Tout est fermé ou presque!

Pourtant, la Constitution algérienne ne prévoit aucune sanction contre ceux qui refusent d’observer le jeûne du Ramadhan mais le poids des traditions fait de cette pratique une hérésie et peut conduire à des réactions très violentes.

Si au Liban, Syrie, Palestine, Égypte et à moindre mesure en Jordanie, ils admettent de voir dans les lieux publics des non-jeûneurs en raison des minorités chrétiennes et autres religions, dans le reste des pays arabes et Maghrébins ne pas jeûner, c’est Haram !

En Algérie, si les restaurants, les sandwicheries et les cafés ferment dans la journée, les magasins, les boulangeries, les boucheries sont ouverts et permettent aux non-jeûneurs de faire leurs courses le plus normalement du monde « puisqu’il n’est pas écrit sur le front: Je ne fais pas Ramadhan », dirait un non-jeûneur.

Certains Algériens qui n’observent pas le Ramadhan ont créé des groupes sur Facebook pour se passer des informations sur les adresses de cafés, de restaurants et d’hôtels qui servent à boire et à manger avant la rupture du jeûne. Ces facebookeurs sont en général très vigilants, les groupes sont fermés aux inconnus et pour y accéder, il faut montrer patte blanche au travers d’un parrainage d’un membre du groupe.

Les chiffres des non-jeûneurs en Algérie, musulmans ou pas, Algériens ou pas, sont très contradictoires mais ils seraient 5% du total des habitants d’Algérie

Hocine N.

 

 

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